Alors que le meurtre de Kotsha Kono Bernadette employée de la Sosucam n’a pas encore livré tous ses secrets, voici qu’arrive l’assassinat tragique de l’étudiante Nyandomo Manga Manuella.
Il y a quelques jours, nous étions informés de l’assassinat à Nkoteng de Kotsha Kono Bernadette, jeune femme de 25 ans, employée à la Socucam.
Dans la nuit du 14 juin 2025, Kotsha Kono Bernadette, de retour chez elle au quartier Adom, frappait à la porte de son domicile afin que ses enfants lui ouvrent. Elle a soudainement été attaquée à la machette par un individu dont l’identité demeure un mystère et malgré ses tentatives d’échapper à son agresseur, la victime a été tranchée à la machette, sur plusieurs endroits de son corps, dont la dernière attaque au cou, comme nous le confirme une collègue à elle.
Transportée aux urgences, la mère de 4 enfants va rendre l’âme. Son époux absent au moment du drame sera ainsi informé de la tragédie qui secoue fortement la localité d’Adom ainsi que la famille de la victime. L’assassin selon nos sources aurait laissé sur le lieu du drame, un sachet de whisky, son blouson ensanglanté, un manteau et des chaussures.
Et sept jours plus tard, c’est une autre femme du groupe Somdia qui a été victime de kidnapping et assassinat. Nyandomo Manga Manuella, 24 ans, rentrait du travail lorsqu’elle a donné signe de vie pour la dernière fois au quartier omnisport le vendredi 20 juin 2025. Le lendemain un message était envoyé à ses parents à partir de son téléphone, informant de son kidnapping et d’une demande de rançon de 1 800 000fcfa (un million huit cent mille francs cfa). Le même jour, le corps de l’étudiante en deuxième année de thèse en sciences économiques à l’université de Yaounde 2, était découvert dans la broussaille au quartier Fougerolles à Yaoundé. La dépouille mutilée a été soustraite de ses parties intimes.
Deux crimes qui viennent porter à 42 le nombre de victimes de féminicides comptabilisés par Griote depuis le début de l’année 2025. Ils indiquent également le taux d’insécurité qui va grandissant dans nos localités.
Chantal Mveng
