Les jeunes journalistes ont répondu à l’appel de Nestlé Cameroun dans le cadre d’un atelier organisé à Douala, visant à les outiller sur les méthodes de Fact-checking face à l’infopollution.
Face à l’infopollution qui influence défavorablement les habitudes, la branche Camerounaise de Nestlé, entreprise agroalimentaire, a convié les journalistes à un atelier sur le Fact-checking. Animé par dame Clarence Yongo, Ceo du Web média Griote, l’atelier portant sur le thème « Le fact-checking pour lutter contre l’infopollution », a présenté les généralités sur l’information, l’impact des fausses nouvelles et surtout les méthodes de fact-checking pour les combattre.

Le fact-checking, l’urgence pour les journalistes à l’heure des fakes news
A l’heure du digital, les coups bas sur l’information se multiplient avec la plus grande facilité. Dans le tourbillon de la pollution de l’information, sont présentés les fausses informations ou Fake news classées en la malinformation, la mésinformation et la désinformation. Des types d’infopollution qui ont malheureusement une facilité de viralité qu’une information vérifiée, comme l’a fait savoir l’animatrice de l’atelier. « La circulation d’informations erronées est malheureusement plus virale que la diffusion des informations justes et vérifiées. Dans ce sens d’ailleurs, des recherches effectuées sur le sujet l’attestent, plusieurs revues scientifiques indiquent que les fausses informations génèrent plus d’engagement ce qui entraine la multiplication des plateformes en écho, qui misent sur des contenus pouvant susciter peur, colère, surprise entre autres », explique la séniore journaliste. L’infopollution caractérisée par les Fakes news nuit à autrui, aux groupes, aux communautés, aux entreprises. On peut évoquer l’affaire de la défunte Mirabelle Lingom en 2021, les publications sur les supposés vols de sexe qui ont conduit au lynchage des personnes, sont quelques exemples. Par ailleurs, en entreprise, la désinformation et la malinformation continuent de mettre Nestlé en difficulté avec les fake news selon lesquels le cube Maggi produit par l’entreprise tue, les fake news sur la péremption du lait Nido etc. Il était donc important pour Nestlé d’organiser cet atelier afin que les journalistes qui sont au cœur de l’information rétablissent la vérité, protégeant de ce fait les consommateurs. « Nestlé compte sur les journalistes pour informer les consommateurs sur ses produits, ses services. Et cette initiative date de plusieurs années parce que les journalistes sont au centre de l’information », a fait savoir dame Gisèle Ebongue, cadre chez Nestlé Cameroun.
Le Fact-checking : outils et méthodes
Renvoyant littéralement à la « vérification des faits » en français, dame Yongo a expliqué que le fact-checking est une « technique journalistique qui consiste à vérifier la véracité des informations afin de lutter contre la diffusion des fausses nouvelles ». Ces méthodes consistent donc à la vérification des sources, un processus qui suit diverses étapes et convoque plusieurs outils. Les journalistes ont ainsi été davantage armés contre les fakes news avec les méthodes d’analyse des données, des techniques pour vérifier l’authenticité des photos en ligne, notamment « TinEye », «Google reverse image search », « Photo sherlock », « Fake image director ».
Le renforcement des capacités des journalistes sur les méthodes de fact-checking est une importance capitale pour l’adoption des bonnes mentalités alimentaires. Ce faisant, c’est une aubaine pour Nestlé Cameroun qui ravitaille toute l’Afrique centrale. L’initiative prise au mois de février, mois de célébration de la jeunesse au Cameroun, l’entreprise agroalimentaire a pensé à mieux responsabiliser les jeunes journalistes en les conviant à cet atelier. Satisfaits au sortir de l’atelier, des journalistes participants voient aussi en cette initiative, une expression de la collaboration de Nestlé. Une façon de dire que les responsables seront toujours là pour répondre aux préoccupations des journalistes concernant les données sur leurs produits, comme l’a fait savoir Ghislaine Dgudjui, du Journal Echos Santé.
Chanelle NDENGBE
