Si l’une a froidement été assassinée par un époux en fuite, la découverte de l’autre femme, dans un puits, est davantage troublant.
Les 15 et 18 février 2026, des horreurs se découvrent dans les villes de Kousseri, à L’Extrême-Nord et Yaoundé, région du Centre. Deux femmes sont décédées dans des circonstances troubles et le cas le plus récent soulève encore un grand questionnement.
Qu’est ce qui est arrivé à l’enseignante dont le cadavre a été découvert dans un puits à Yaoundé ?
C’est dans un puits aménagé dans son ancienne résidence au quartier Nkoabang que la dépouille de dame Jeannette Tikamba a été retrouvée, le mercredi 18 janvier 2026. S’il a été rapporté à chaud que l’enseignante d’espagnol au lycée de Nkoabang était recherchée depuis la veille, de nouvelles informations parvenues à notre rédaction indiquent qu’elle avait disparu deux jours avant la découverte de son corps sans vie. Selon ces sources, c’est depuis la nuit de lundi que l’enseignante a cessé d’être joignable. Une cousine de la victime rapporte à notre source, les circonstances de cette découverte accablante.
« Une amie à Yaoundé qui m’informe à 8h le mercredi; pourtant j’ai causé avec ma sœur le lundi, mardi son téléphone ne sonne pas, néné m’appelle pour m’informer si ma famille est au courant de ce qui se passe chez tété. Je dis ma cousine? Elle me répond oui, qu’elle a disparu depuis hier à 9 h. Ses enfants et son mari sont à sa recherche, je réponds que personne n’est informé dans ma famille. J’appelle ma tante Hawa et ma cousine Didja d’aller chez les Safaissou pour s’avoir ce qui se passe et sans pleur pour le moment. Parce qu’elle me dit que les gens sont en train de voir quelque chose dans le puits de l’ancienne maison. J’ai répondu au puits que je connais qui n’est même pas profond! C’est bizarre reste jusqu’à la fin pour m’informer. J’appelle ma tante Hawa pour la deuxième fois tantine je suis désolée il faut les informés. Les sapeurs-pompiers sont arrivés. Ils ont fait sortir le corps de Tikamda sans vie », relate-t-elle.
La cousine proche à la défunte rapporte que la dépouille présentait des traces de violence pour lesquelles elle suspecte son époux et son technicien d’y être pour quelque chose. « Son Mari et le technicien sont pour quelque chose… Ses deux jambes sont fendues et les traces de fouets sur son dos, un pied cassé.».
Au regard des circonstances étranges du décès de l’enseignante d’espagnol, une autopsie aurait fait la lumière et dissiper ou confirmer les doutes, mais l’opposition de son époux n’arrangent pas les choses. Par cette opposition à une autopsie, Alhadji Abel, par ailleurs secrétaire particulier du ministre de la jeunesse et de l’éducation civique renforce les doutes sur une implication présumée dans la mort de son épouse.
À Kousseri, une femme assassinée par son mari à l’issue d’une dispute
La matinée du dimanche 15 février 2026 était secouée au quartier Achimedire suite à cette tragédie. Une dame nommée Amaboua a été tuée par son époux Hassana Adoum alias Commissaire, au cours d’une forte dispute dans leur domicile conjugal. Selon des témoignages des voisins, les éclats de voix et particulièrement des cris ont attiré leur attention, mais quand ils sont intervenus au domicile du couple, il se faisait malheureusement trop tard. Dame Amaboua avait été mortellement poignardée à l’arme blanche. L’homme surnommé Commissaire a alors ôté tragiquement la vie à la femme avec qui il était marié depuis 10 ans. Si les disputes conjugales étaient fréquentes dans le couple selon leurs voisins, le motif de l’ultime dispute n’est pas encore connu. Après son crime, Hassana Adoum a pris la fuite. Il est actuellement recherché pour le meurtre de son épouse.
Ces décès troubles s’ajoutent à de nombreuses tragédies qui suscitent la consternation doublée de tristesse au sein de l’opinion publique. Concernant la sécurité des femmes et des filles, déjà 14 décès alarmants ont été enregistrés par Griote depuis le début de l’année 2026.
Chanelle NDENGBE
