A l’aube de l’année 2026, le travail et les prouesses de certaines africaines sont reconnus et salués, ce qui donne lieu à un top 10 proposé par la BBC.
Dans différents domaines, les femmes se démarquent depuis plusieurs années. Elles sont des femmes politiques, femmes d’affaires, de science, activistes et philanthropes, ces Africaines qui ont été retenues dans le top 10 des femmes qui ont marqué l’année 2025 comptent une camerounaise dans le top 3.

La Camerounaise Kate Fotso, 3e femme influente en 2025
Kate Fotso dirige Telcar Cocoa basé au Cameroun, l’un des leaders depuis plus de trois décennies dans l’exportation du cacao. La géante boîte agroalimentaire a notamment été classée 18e sur les 100 premières entreprises camerounaises en termes de chiffres d’affaires. Durant les trois dernières campagnes cacaoyères, l’entreprise de Kate Fotso a distribué 1,5 milliards de FCFA aux producteurs de cacao certifié. Des exploits qui attestent le leadership de dame Fotso. La PDG de Telcar Cocoa Ltd est aussi présidente du syndicat des fondateurs de cacao au Cameroun et siège au conseil d’administration de plusieurs entreprises. Coutumière des classements d’influence féminine en Afrique, la multimilliardaire selon Forbes arrive en 3e position dans ce nouveau classement, derrière la philanthrope nigériane Bella Disu et la présidente namibienne Netumbo Nandi-Ndaitwah.

Bella Disu, la patronne de Cobbleston properties
De son vrai nom Belinda Ajoke Olubunmi Adenuga, la Nigériane Bella Disu occupe le 1er rang de ce classement. A 39 ans, Les échos de son expertise et son leadership se répandent dans les domaines de la télécommunication, l’immobilier, l’humanisme et la littérature. PDG de Cobbleston properties and Estate limited, une entreprise spécialisée dans le développement de l’immobilier. Elle fait également parler d’elle par ses fonctions de vice-présidente exécutive de Globacom, l’entreprise nigériane de télécommunication fondée par son père Mike Adenuga il y a 35 ans. Bella Disu siège aussi au conseil d’administration de plusieurs entreprises dont celui de Julius Berger Nigéria Plc, qui opère dans la fabrication des verres et l’aluminium. Son action philanthrope s’opère à travers la Bella Disu Fondation (BDF) mise sur pieds pour soutenir les populations du Nigéria, particulièrement, celles en situation de vulnérabilité. Elle est également connue pour avoir piloté des projets d’envergure et est l’auteur du livre pour enfant Soso and the Kalo Leaf, grâce auquel elle a remporté le Gold mom’s choice award. La femme d’affaire a à son actif plusieurs autres distinction ses positions dans les classements dont dans le numéro Forbes de mars 2025, classant les 50 femmes africaines qui occupent des postes de pouvoir dans la sphère économique.

Netumbo Nandi-Ndaitwah, la Cheffe d’Etat namibienne
La 2e place de ce classement revient à la femme qui a écrit l’histoire en Namibie en devenant la première femme Présidente. L’ascension de Netumbo Nandi-Ndaitwah à la tête de la Namibie est conséquente à l’image du leadership impressionnant qu’elle a su conserver tout au long de son parcours d’activiste et de femme politique notamment au sein de l’Organisation du peuple Sud-ouest africain (SWAPO). Depuis son arrivée au pouvoir en mars 2025, suite à son élection en novembre 2024, un nouveau souffle s’étend en Namibie marqué par un «Patriotisme économique », conformément à son projet de campagne. L’inclusion des femmes dans la gestion de l’Etat est à inscrire dans les premières actions de Netumbo Nandi-Ndaitwah qui a choisi une femme comme Vice-présidente et initié un gouvernement composé 14 ministres, avec 08 femmes. Les premiers mois de son mandat sont également marqués par une rigueur professionnelle et l’engagement au respect des droits humains dont les droits des femmes. Cette rigueur professionnelle est notamment manifestée par le limogeage le 27 avril 2025, du ministre de l’agriculture, Mac-Albert Hengari poursuivi pour viol, enlèvement et avortement forcé. En outre, la cheffe d’Etat a davantage galvanisé ses compatriotes en faisant l’annonce historique de la gratuité de l’éducation qui sera effective dès 2026. Présidente namibienne a également été classée parmi les 50 femmes les plus influentes par Forbes Afrique.

Nialé Kaba, la ministre ivoirienne de l’économie
Elle est une icône de l’économie ivoirienne, actuelle ministre de l’économie, du plan et du développement. La Côte d’Ivoire restera à jamais marquée par son leadership au cours duquel l’économie de ce pays d’Afrique de l’Ouest a enregistré un taux de croissance annuel moyen de 9%, ce qui l’a classée parmi les plus dynamiques d’Afrique. C’était une situation salvatrice pour la Côte d’ivoire qui sortait juste de la crise post-électorale de 2010, Nialé Kaba avait intégré le gouvernement deux ans après l’élection, au poste de ministre déléguée auprès du Premier ministre en charge de l’Economie et des Finances.

Pr Fatou Samba Ndiaye, pionnière sénégalaise dans la greffe de la moëlle osseuse
Figure clé du leadership médical en Afrique, en particulier au Sénégal, elle est la première à réaliser une greffe de la moëlle osseuse. La professeure Samba Ndiaye est la cheffe du Service d’hématologie clinique et de l’unité de greffe de moelle osseuse à l’hôpital Dalal Jam de Guédiéwaye à Dakar où elle est une spécialiste des cancers du sang et de la thérapie cellulaire. Briser les stéréotypes liés à l’excellence féminine en milieu scientifique a été le défi brillamment réalisé par elle. L’hématologue de renom préside l’association des femmes médecins du Sénégal, dame Ndiaye est première assesseure à la faculté de médecine de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Son leadership et son expertise médecine ont été reconnus par son élévation au grade de Chevalier de l’ordre national du lion en 2022, puis d’Officier de l’ordre national du Lion en 2024.

Mpumi Madisa, pionnière CEO de Bidvest
De son vrai nom Nompumelelo Thembekile Madisa , Mpumi Madisa de nationalité sud-africaine. C’est une dirigeante qui a marqué l’histoire en devenant la première femme CEO de Bidvest, le grand groupe industriel comptant 137 000 employés. Elle est également la première femme noire CEO des entreprises du Top 40 de la Johannesburg stock exchange(JSE) qui est la plus grande bourse du continent africain.

Judith Suminwa Tuluka, Cheffe de gouvernement
La première femme Première ministre de la RD Congo est dans le classement. La nomination de Judith Suminwa Tuluka en 2024 a marqué l’histoire de ce pays. Cheffe du gouvernement congolais depuis un an, la diplômée en économie appliquée montre en moins de deux ans de fonction qu’elle est digne de cette promotion historique en mettant son expertise à l’œuvre pour la planification et les projets socio-économiques.

Ngozi Okonjo-Iweala, la dirigeante de l’OMC
C’est une femme qui a écrit l’histoire en devenant en 2021, la première femme élue à la tête de l’organisation mondiale du commerce (OMC). Sa sollicitation pour un second mandat, suivi de son élection et sa reconduction à la tête de l’organisation onusienne en septembre 2025 ont marqué les esprits. L’économiste nigériane deux fois ministre des Finances dans son pays travaille notamment à renforcer l’OMC pour répondre aux défis actuels.

Patricia Poku‑Diaby PDG de Plot Enterprise Ghana Limited
La femme d’affaires nigériane détient une entreprise spécialisée dans la commercialisation et la transformation du cacao. Elle impacte fortement l’économie africaine, transformant annuellement près de 32 000 tonnes de fèves d’où un chiffre d’affaires de plus de 50 millions de dollars. Ayant choisi de voler de ses propres ailes après ses débuts en Côte d’ivoire dans l’entreprise familiale dirigée par son père, le célèbre Francis Kodjo Pokou, Patricia Poku-Diaby incarne l’audace.

Amina Bouayach, militante des droits humains
C’est la première femme marocaine élue à la présidence de l’Organisation marocaine des droits de l’Homme (OMDH), élection tenue en 2006. La femme politique et militante marocaine œuvre ainsi dans la défense des droits de l’Homme, l’égalité des genres, et la démocratie, depuis plus de deux décennies. Selon la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), en décrochant un master en économie en 1992, et en travaillant dans la presse d’opposition, Amina Bouayach fait partie de cette catégorie de femmes qui ont modernisé l’image de la femme marocaine.
Chanelle NDENGBE
