Le Cameroun demeure membre de la commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP) après la réélection de Marie Louise Abomo, qui se voit confier à nouveau, la situation des catégories vulnérables sur le continent.
Avec 44 sur 46 voix, Marie Louise Abomo, magistrate hors échelle a été réélue commissaire à la CADPH lors des travaux de la 48e session du conseil exécutif de l’Union Africaine, le 11 février dernier. Une confiance renouvelée qui témoigne du potentiel de la représentante Camerounaise qui, depuis son précédent mandat, a la charge de la situation des droits des personnes âgées et des personnes en situation de handicap sur le continent.
Les droits des personnes âgées et des personnes vivant avec le handicap, cheval de bataille de la magistrate
Au moment de sa réélection, la magistrate hors hiérarchie terminait son premier mandat qui a duré six ans, suite à son élection en février 2020. Marie Louise Abomo se voit confier la même tâche pour six années supplémentaires. Elle est portée à la tête du groupe de travail sur les droits des personnes âgées et des personnes en situation de handicap en Afrique. « Pour résumer, mon rôle est de suivre la situation des droits des personnes âgées et des personnes en situation de handicap sur le continent et de m’assurer que ce qui est convenu de faire pour la promotion et protection de tous leurs droits est effectivement fait. Cela dit, nous veillons au quotidien par un réseau de partenaires et traitons les situations défavorables pour ces personnes en même temps que nous encourageons l’émulation de toutes les bonnes pratiques qui surviennent », affirme-t-elle dans une interview avec Africa women experts.
L’honorable Marie Louise Abomo effectue ses missions au milieu de plusieurs défis dont l’un cité est le défi de « la ratification continentale des deux protocoles sur les personnes âgées et sur les personnes handicapées ».
La commissaire à la CDAH est une matière grise dont les connaissances et compétences acquises au cours de ses formations au Cameroun et en France permettent de mener à bien ses missions. Elle est diplômée de la faculté des sciences juridiques et politiques à l’université de Yaoundé, avec une licence en droit judiciaire privé. A l’université de Toulouse, elle a obtenu un DEA et un doctorat en droit privé. Elle accède au corps de la magistrature suite à une formation à l’école normale d’administration et de magistrature (ENAM). Elle a occupé de nombreux postes dans le corps de la magistrature, démontrant notamment le potentiel de son leadership en tant que vice-présidente de la cour d’appel du Littoral.
Recevant le témoignage d’une magistrate intègre, impartiale et engagée pour les droits humains, la commissaire africaine formule pour l’avenir sur le continent, des vœux d’inclusion et richesse. Elle souhaite une « Afrique sans conflits où les droits et les devoirs de chacun sont respectés… Une Afrique fière de sa diversité ».
Chanelle NDENGBE
