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INVASION CHINOISE AU CAMEROUN ET ESCLAVAGISME DES EMPLOYES LOCAUX: LES CHINOIS SONT-ILS LES NOUVEAUX COLONS ?

Le Cameroun subit-il la colonisation chinoise en plein 21e siècle ? c’est la question soulevée suite à la vidéo devenue virale montrant un jeune employé se faisant passer au fouet dans une entreprise chinoise basée à Yaoundé.

C’est à  Sino Mart Elig-Edzoa que s’est déroulée la scène ahurissante dans la vidéo dévoilée sur les réseaux sociaux par le lanceur d’alerte Nzui Manto. Entre colère, choc, turpitude, déchéance, les séquences émeuvent la toile et font couler de l’encre.

Au cours de nos investigations, la rédaction de Griote a pu entrer en contact avec la victime. A l’autre bout du fil, Ombé Arnaud, le jeune homme fouetté dans la vidéo a exprimé son traumatisme et n’a pas voulu s’exprimer pour le moment sur ce qui s’est passé à Sino Mart pour le moment. Certains de ses anciens collègues nous ont tout de même fait savoir que dans ces espaces détenus par les chinois, il n’y a « aucune prise en charge. Pas de repos. Et ce qui est bizarre, ils ne sont aucunement contrôlés par l’Etat comparativement aux autres supermarchés qui font dans ce même métier », nous dit une dame.

A la demande des responsables chinois, le jeune homme a été fouetté par un autre homme dont l’identité n’a pas encore été révélée par des sources officielles. Mais selon des allégations, le tortionnaire serait un militaire, homme de main des entrepreneurs Chinois qui châtie les employés.  Une pratique courante entre le XVe et le XIXe siècle, dans le cadre de la traite négrière et qui serait le quotidien de nombreux Camerounais, selon des témoignages reçus à la suite de cette vidéo alarmante. « Pareil à China Tesco situé à Bonamoussadi. J’ai un neveu qui y travaillait et il m’expliquait souvent que leurs patrons chinois avaient pour habitude de les insulter et leur filer des claques. Lui particulièrement a arrêté d’y aller », renseigne une internaute.  Le public camerounais crie donc au scandale face à ce qu’il considère comme « l’esclavagisme des temps moderne », « le néocolonialisme ». Des personnalités publiques féminines de plusieurs bords ont dénoncé l’atteinte à la dignité de l’homme, du travailleur et gouvernement.  L’entrepreneur Laura Sen a notamment publié sur sa page Facebook, une lettre dans laquelle elle interpelle le gouvernement camerounais en sollicitant une réaction sur six points.

«Ces faits ne doivent en aucun cas être considérés comme isolés. Ils révèlent, de manière préoccupante, l’existence de pratiques abusives dans certains environnements professionnels, où des travailleurs camerounais subissent des violences physiques, psychologiques et émotionnelles, dans un silence souvent imposé par la précarité.

Le Cameroun est un État de droit. Et dans un État de droit, ce type d’acte appelle une réponse judiciaire immédiate, visible et dissuasive.

Nous attirons particulièrement l’attention de Monsieur le Ministre de la Justice sur la nécessité d’ouvrir des poursuites rapides, afin que ce type de comportement soit traité pour ce qu’il est : une violence volontaire aggravée, passible de sanctions pénales.

Car il ne s’agit pas uniquement de protéger une victime. Il s’agit de protéger la crédibilité de l’État camerounais.

Aujourd’hui, ces images circulent au-delà de nos frontières. Elles participent à construire une perception dangereuse : celle d’un pays où des citoyens peuvent être humiliés et battus sans conséquences. »

a écrit l’entrepreneure.

« Non. Un contrat de travail n’a jamais été un contrat d’esclavage. Oui, un salarié a des devoirs.

Mais il a aussi des droits : le respect, la dignité, des conditions de travail humaines.

L’État doit arrêter de regarder ailleurs.

Parce qu’à ce rythme, ce n’est pas seulement des travailleurs qu’on expose c’est notre dignité collective. Respect des lois. Respect des travailleurs. Respect du Cameroun.», réaction de l’artiste Selavie Newway.

« En 2026 ! Incroyable…

La violence n’est jamais une option, jamais ! Quelle indignation !!! Travailler, c’est déjà se battre. Personne ne mérite d’ajouter la peur et les coups à son quotidien

J’espère que le ministère du Travail et de la Sécurité Sociale va se saisir de cette affaire », s’est exclamée la chanteuse Sandrine Nnanga.

Les investigations sur l’affaire révèlent que la scène a été filmée par des Chinois pour dit-on, rire des noirs dans leurs forums WhatsApp, ce qui choque davantage les Camerounais. Interpellé de toutes parts,  le gouvernement a fini par réagir ce lundi 4 mai 2026, soit deux jours après la publication de la vidéo alarmante. Le ministre du travail et de la sécurité publique, Grégoire Owona a ordonné l’ouverture d’une « enquête approfondie » concernant des « agissements, d’une gravité inacceptable …, constituant une violation flagrante des droits fondamentaux du travailleur, notamment de sa dignité, de son intégrité physique et morale, tels que garantis par la législation nationale en vigueur ainsi que par les conventions internationales ratifiées par notre pays. », lit-on dans le communiqué ministériel. Si le patron de la sécurité sociale promet que « les auteurs de ces actes répondront de leurs faits conformément aux dispositions légales en vigueur », les Camerounais continuent d’exprimer leurs angoisses quant à l’invasion chinoise, des commerçants en particulier qui ont déclaré à notre micro que les Chinois sont à l’origine des incendies qui se produisent notamment à la Douche, zone commerciale du quartier Akwa dans le 1er arrondissement de la ville de Douala. Car selon leurs constats et le nôtre, les emplacements incendiés sont toujours récupérés par les Chinois après le drame.

Chanelle NDENGBE

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