Un sous-lieutenant de l’armée Camerounaise porte le déshonneur des attributs des forces de sécurité, il a été extirpé telle une mauvaise graine.
Il s’agit du Sous-Lieutenant Mouack Boris, du 2ème Bataillon d’intervention de la Brigade du quartier Général, Chef du détachement cantonné à Natchigal, arrondissement de Ntui dans la région du Centre.
Le mis en cause a profité de la présence d’une adolescente de 15 ans dans l’enceinte militaire le mercredi 10 juin 2026 aux environs de 15h, alors qu’elle y était envoyée pour récupérer un colis. Cet homme a donc agressé sexuellement la jeune fille qui a alerté les éléments de garde par « les cris stridents de détresse », dit la communication du Colonel Atonfack Cyrille, le chef de la division de la communication du ministère de la défense.
Ainsi, le Sous-lieutenant Mouack Bosis, « officier violeur », a été arrêté, « mis aux arrêts et transféré dans les locaux disciplinaires de la division de la sécurité militaire à Yaoundé », dit la note du Colonel Atonfack.
Quant à l’adolescente, elle est prise en charge par une structure militaire « pour des soins et un encadrement appropriés ». Ses parents de leur côté « bénéficient d’un accompagnement psychologique suivi de spécialistes qualifiés du ministère de la défense », il leur est transmis « l’expression de la profonde sollicitude » du ministre de la défense et pour la victime « l’assurance de la poursuite de sa prise en charge psycho-médicales », souligne le communiqué de presse sur le sujet.

C’est une note qui vient mettre un peu de soleil sur le nuage des violences sexuelles sur mineur, dans un contexte où les défenseurs des droits humains pointent du doigt l’impunité et la lenteur des poursuites.
Chantal Mveng
