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HARCÈLEMENT SEXUEL DANS L’ARMÉE CAMEROUNAISE : OLIVE NGOBO CONFIRME LES ACCUSATIONS DE TENTATIVE DE VIOL VISANT LE COLONEL BADJECK

L’experte en relations internationales a fourni la copie d’un recours contentieux signalant une tentative de viol par le colonel Didier Badjeck, son supérieur hiérarchique au moment des faits.

De nouvelles révélations du capitaine en exil Kenneth Effoudou, face à Morgan Palmer, enflamment le cyberspace au Cameroun. Cette fois, l’ex-agent de renseignement a déclaré que le Dr colonel Didier Badjeck a tenté de violer sa collaboratrice, le Dr Olive Ngobo, des accusations que la victime présumée confirme publiquement.

Des faits qui remontent à 2018…

Si c’est dans une récente interview accordée à Morgan Palmer que le capitaine Effoudou a fait des révélations visant le colonel Badjeck, les faits qui sont reprochés à ce dernier datent de 8 ans, comme le précise la victime présumée. Le Dr Olive Ngobo, ex-personnel civil temporaire à la division de la communication du ministère de la Défense, a non seulement réagi en confirmant ces accusations sur sa page Facebook, mais a aussi transmis à Griote une copie de la plainte signalant les faits allégués. C’est un recours contentieux adressé au président du tribunal de Yaoundé pour des faits qui se seraient produits le 23 janvier 2018. Selon ce document, la spécialiste des relations internationales avait été suspendue ce jour-là pour s’être défendue face à une tentative de viol de la part de son supérieur hiérarchique.

« Qu’en date du 23 janvier 2018, par décision N°0000125/DM/MINDEF, elle a été suspendue de ses fonctions pour une période de 19 mois après avoir été victime d’une tentative de viol par son chef hiérarchique contre laquelle elle s’est défendue par légitime défense », lit-on dans le recours contentieux. Des faits qui se seraient produits dans le bureau du mis en cause, le colonel Didier Badjeck.

Des avances qui auraient précédé une violence morale…

Selon le Dr Ngobo, dès son affectation à la Division de la communication en 2016, elle a aussitôt été courtisée par son supérieur, le colonel Badjeck. Des avances face auxquelles elle a plusieurs fois exprimé son désintéressement. Face à ce refus, le chef hiérarchique aurait procédé à ce qu’elle appelle une « torture morale ». C’étaient, dit-elle, des rabaissements au cours des réunions, du dénigrement, le refus de l’envoyer en mission. Des attitudes qu’elle dit avoir signalées en rédigeant trois lettres de dénonciation.

Si l’actuel directeur général de la Cameroon Consulting and Prospective a aussitôt nié les faits qui lui sont reprochés à travers une note officielle, le Dr Olive Ngobo multiplie les sorties pour affirmer qu’elle se battra pour que justice lui soit rendue. « La vérité finit toujours par triompher. Une plainte rigoureusement documentée, appuyée par des éléments de preuve et régulièrement enregistrée avec accusé de réception, a été déposée auprès des autorités compétentes, notamment devant le Tribunal administratif du Centre à Yaoundé. Malgré les pressions, la justice suivra désormais son cours », a-t-elle écrit cet après-midi du vendredi 7 août 2026 sur son compte Facebook.

L’affaire, qui fait encore l’objet d’investigations, soulève un tollé et rappelle le cas d’une gardienne de prison qui avait dénoncé des faits similaires l’année en 2025 dans l’administration pénitentiaire de Garoua. À la suite des dénonciations de Mariama Sanga Delphine, des sources anonymes indiquaient que dans les services des forces de sécurité, la règle voudrait que les chefs hiérarchiques entretiennent des relations intimes avec leurs collaboratrices, et celles qui s’y opposent s’exposent à de sévères représailles.

Chanelle NDENGBE

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