POUR LA VALORISATION DE L’AUTHENTICITÉ, LE SALON DE LA BEAUTE AFRICAINE S’OUVRE A DOUALA

L’authenticité des Africains de plus en plus menacée donne lieu à cet évènement qui promeut la beauté de l’Afrique et des Africains.

Les 4et 5 novembre prochains, Douala a le privilège d’accueillir la première édition du Salon de la beauté africaine (Saba), initiative de Sylvia Ongono. L’évènement est marrainé par la musicienne Kareyce Fotso et prévoit une pléthore d’activités relatives à la promotion de l’africanité comme annoncé en conférence de presse ce 2 novembre.

Soucis d’authenticité et fierté africaine, mobiles du SABA

Apprendre aux Africains et aux Camerounais en particulier à s’aimer en restant naturels est ce qui motive principalement l’organisation du premier Saba. Les camerounaises précisément comme leurs consœurs sur le continent se laissent de plus en plus influencer par les standards occidentaux de beauté, lesquelles voudraient que la fille ou la femme qui est belle, soit notamment celle qui porte une perruque ou a des cheveux lisses ou encore même celle qui est claire de peau. Un constat évident au regard du nombre croissant de la pratique de dépigmentation volontaire de la peau chez les femmes et la prolifération des perruques et du défrisage.

Briser les stéréotypes est donc important pour les Africaines afin d’exister avec leurs vrais cheveux, leurs vrais teints dans cet écosystème inondé par les standards occidentaux. A cet effet, l’organisation du Saba a principalement ciblé les mamans, enfants et adolescents. Les mamans parce qu’elles sont les principales éducatrices. Avec cette lourde responsabilité, il faut qu’elles soient sensibilisées sur l’importance de l’authenticité pour inculquer cette valeur à leurs enfants. Elles sont également le moyen pour le Saba d’atteindre les enfants et les adolescents. « Nous avons ciblé les mamans, parce que généralement les enfants sont liés à leurs mamans et ce sont les mamans qui emmenent leurs enfants », apprend Sylvia Ongono. Les activités prévues dont conférences, expositions, ateliers et foires concourent toutes ainsi à la connaissance et à valorisation de la peau, de la culture et des produits camerounais. « Nous avons proposé un atelier, mon village africain pendant lequel les enfants vont pouvoir faire des coloriages, découvrir la création de bijoux par exemple, comment on crée les bijoux africains. Les enfants vont pouvoir s’amuser et découvrir leurs cultures à travers ces activités », annonce la promotrice.

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La nutrition s’invite au rendez-vous de la beauté

La conférence de presse de l’évènement a été marquée par la présence de la diététicienne et nutritionniste Nathalie Kamdem qui a confirmé sa présence au rendez-vous en qualité de conférencière. «Nous sommes ce que nous mangeons », conformément à ce propos d’Hippocrate cité par la diététicienne, elle édifiera les participants sur l’impact de la bonne alimentation sur la beauté de la peau. « En fait, il y a un lien entre la beauté et l’alimentation. Aujourd’hui on peut être capable de choyer sa beauté et même sa santé par l’alimentation », apprend-t-elle. Une méthode pratique et naturelle pour les Africaines de s’entretenir et d’être belles.

L’évènement en prélude de sa tenue a mis plus d’un d’accord réunissant les femmes qui défendent la même cause comme l’a appris Zoulia Yap, la responsable de communication du SABA. « … C’est allé très vite parce que tout le monde se retrouvait dans la cause qui est défendue ici. On parle ici de la mise en avant de nos valeurs, de qui nous sommes, de l’acceptation de soi et surtout de la promotion de notre africanité », apprend la communicatrice. Kareyce Fotso fait partie des femmes qui sont solidaires à ce projet au point d’en être la marraine, ce qui n’est une surprise pour personne, la célèbre chanteuse démontrant régulièrement son panafricanisme dans ses productions comme dans son style vestimentaire. Le rendez-vous est pris pour les 3 et 4 novembre prochains à Douala pour découvrir les belles surprises pour la promotion de l’africanité.

Chanelle NDENGBE

 

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1 Comment

  1. Mbessa Denis Ghislain

    Est-il possible de faire une conférence sur la promotion des valeurs culturelles traditionnelles demain ? Je suis un promoteur d’une ONG culturelle et philosophe de la culture.

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