L’incident qui s’est produit cette matinée a semé la panique rendant élèves et parents anxieux et occasionnant le plein dans les formations sanitaires.
Il a fallu du temps aux autorités pour maitriser le chaos provoqué par la bousculade au lycée bilingue d’Etoug-Ebe situé dans le département du Mfoundi à Yaoundé VI. Au-delà des blessés en effet, ce triste évènement a conduit à des actes de vandalisme.
C’est après la cérémonie de levée des couleurs que les élèves vont vivre l’expérience traumatisante. De sources officielles, l’indiscipline des apprenants serait à l’origine de la bousculade.
« Comme chaque lundi, il y a exécution de l’hymne national, il était donc normal que pendant cette exécution on ferme le portail. Après l’exécution de l’hymne national, tous les élèves qui étaient à l’extérieur voulaient entrer au même moment et ont bousculé ceux qui étaient devant d’où la panique.»,
apprend Emmanuel Djikdent, préfet du Mfoundi.
L’autorité administrative s’est également exprimée sur les actes de vandalisme observés au cours de cette bousculade sur le véhicule du chef d’établissement. Il attribue les responsabilités aux élèves sanctionnés et aux délinquants opportunistes qui ne fréquentent pas l’établissement. « Mais il faut aussi dire que tout ce vandalisme que nous avons constaté n’est pas seulement le fait des élèves. Beaucoup de jeunes n’ayant aucun lien avec l’établissement sont venus vandaliser », révèle le Préfet.
Une autre déclaration du chef du Mfoundi , relative au nombre de blessés entre en contradiction avec celle du patron de la santé du Cameroun. Alors que la déclaration du préfet fait état de 21 blessés pris en charge dans les formations sanitaires, un peu plus tard, vient une sortie du ministre la santé sur X révélant un nombre plus important, soit 106 blessés.
« Suite à l’incident de ce jour au lycée d’Etoug-Ebe, les 106 blessés actuellement reçus dans nos hôpitaux font l’objet d’une prise en charge gratuite suivant nos protocoles d’urgence et sont stables… »,
indique le Dr Manaouda Malachie dans son tweet. La différence des chiffres énoncés dans ces rapports officiels prêtent à confusion au sein de l’opinion publique qui est tout de même rassurée de la stabilité de la situation. Les rumeurs des morts qui circulaient les minutes après le drame ont été démenties par les autorités.
Cet événement permet de mettre en lumière la question de la gestion de l’indiscipline au sein des établissements scolaires selon des internautes qui n’hésitent pas à faire des propositions pour prévenir ce type de drame. Car même si celui-ci a fait plus de peur que de mal, le traumatisme et les blessures causés sont des dommages considérables.
Chanelle NDENGBE
