Le bruit retentit suite à l’outrage d’un censeur à l’endroit d’une jeune fille Mbororo dont il a coupé les cheveux, disant les confondre à des mêches.
Au lendemain de la rentrée scolaire, lors du contrôle de conformité, la petite Hawaou de 2ème année ESF voit ses longs cheveux être taillés par le censeur de son établissement, cet acte crée un grand bruit au sein du lycée technique de Ngaoundal dans la région de l’Adamaoua, ce qui précède l’arrivée du grand frère de l’adolescente sur le lieu de l’incident. Son passage se solde par des éclats de voix. La situation prend de l’ampleur et provoque la fureur de la communauté Mbororo ainsi que des parents de la petite.
La colère des parents et de la communauté Mbororo amène le censeur à présenter ses excuses par écrit afin de retrouver l’atmosphère sereine auparavant vécue.
« J’ai l’honneur de venir très respectueusement admettre que j’ai coupé les cheveux de votre fille que j’ai pris pour des dreadlocks. A genoux, je vous présente mes excuses pour ce malheureux incident survenu au lycée technique gouvernemental de Ngaoundal vers 7 heures le mardi 10 septembre 2024, lors d’un contrôle de routine de conformité, de ponctualité et d’assiduite des élèves avant leur arrivée en classe »,
lit-on en partie dans la lettre adressée à la communauté Mbororo par le sieur Calvin Dabotator.
Il affirme avoir confondu les cheveux de la petite aux mèches, ce qui l’a poussé à les couper sans y prêter vraiment attention.
Mais cette explication est remise en question par un enseignant de la localité qui affirme que Calvin Dabotator connaîtrait la petite, parce qu’elle fréquentait déjà le lycée technique de Ngaoundal l’an dernier. Son coup était peut être prémédité, mais pour quelle raison ? Difficile de répondre à cette question.
Pour les membres de la communauté Mbororo, les cheveux de la femme sont un symbole d’honneur, de gloire et de dignité. Ils ne doivent pas être traités avec déshonneur et dédain.
Christagit Womsiepon (Stagiaire)
