FÉMINICIDE À SOA : UNE ADOLESCENTE TUÉE PAR SON CONCUBIN À LA SUITE D’UN ACTE SEXUEL

La jeune fille a été retrouvée gisant dans une mare de sang dans une chambre, quelques instants seulement après avoir crié au secours. 

Le cri féminin d’appel à l’aide entendu dans la matinée du jeudi 7 décembre 2024 à Soa lieu-dit «derrière Express union» dans le département de la Mefou et Afamba, région du Centre est parvenu au voisinage. Une maman s’est aussitôt dirigée vers la maison d’où ils provenaient, elle a ainsi alerté d’autres riverains, selon les informations recueillies par nos confrères de Mutations. « Il se trouve que la petite fille criait au secours. C’est ainsi qu’une maman dans le voisinage est allée voir et a commencé à crier. Le gardien de prison qui habite pas loin est arrivé. C’est avec son aide qu’on a pu contacter la gendarmerie », relate une riveraine au micro de nos confrères.

La gendarmerie n’a pu que constater le meurtre de l’adolescente, car elle avait perdu beaucoup de sang. Selon le médecin légiste, elle a reçu deux coups de poignard et ces coups lui auraient été administrés à l’issue d’un acte sexuel. « Son partenaire l’a poignardée à deux reprises. Le premier coup au niveau du ventre et le second au niveau de la cuisse. Voilà pourquoi elle a perdu beaucoup de sang », a expliqué le légiste.

Si sa silhouette témoigne de son très jeune âge au point de permettre aux riverains de lui attribuer environ 14 ans, son identité n’est pas connue. Dans la chambre où sa dépouille a été retrouvée, les gendarmes n’ont trouvé aucune pièce permettant de l’identifier. « Elle n’a ni carte d’identité, ni acte de naissance. On nous souffle juste que les deux s’étaient rencontrés à Akonolinga », rapporte un gendarme. Le présumé meurtrier par contre est identifié, il répond au nom de Thierry Ondomo, un repris de justice. « Il doit être un convoyeur. Ce sont des jeunes qui n’ont pas de travaux fixes. Sa copine décédée vendait souvent des œufs au Carrefour. Lui-même Thierry venait de sortir de prison. Cette petite fille doit avoir entre 14 et 15 ans, voire moins. C’était vraiment un enfant », indique le voisin qui révèle le caractère menaçant du présumé criminel qui semble avoir un penchant douteux pour les adolescentes. « Ce fameux Thierry a eu deux enfants avec une petite fille de 15 ans à Okala. Là-bas, tout le monde sait qu’il menace les gens avec le couteau ». 

La dépouille de la mineure a été déposée à la morgue, tandis qu’une enquête est ouverte pour interpeller le présumé assassin et retrouver les parents de l’adolescente afin qu’ils puissent inhumer leur enfant. C’est une autre tragédie qui suscite l’indignation.

C’est le deuxième féminicide qui survient en deux jours au Cameroun, il survient après viol et meurtre d’une fillette de 8 ans dans les Bamboutos, le 6 décembre 2024, alors que le Cameroun battait campagne pour la lutte contre les féminicides dans le cadre de la campagne mondiale des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre. Ce féminicide rallonge la liste des femmes tuées au Cameroun à 69 à 329 jours au Cameroun selon Griote.

Chanelle NDENGBE

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