La famille a été informée jeudi d’une découverte du corps sans vie de leur fille une semaine après son kidnapping à l’issue duquel les ravisseurs ont exigé une rançon de 600 000 FCFA.
Les espoirs de la famille d’Anna Claira Akono se sont effondrés avec l’annonce par les forces de l’ordre de la découverte de son corps sans vie. Les individus qui l’avaient enlevée une semaine plus tôt ont mis un terme à sa vie après l’avoir violée et à la grande surprise, a été découvert dans le groupe de malfaiteurs, la présence d’une jeune fille, une élève du même lycée que la victime.
Anna Claira Akono, 15 ans, élève en classe de 3e année ESF au lycée technique de Mfou a été retrouvée inerte à Tropicana, dans la ville de Yaoundé. La tante et tutrice de la victime apprend à la rédaction de Griote que le jeudi 12 décembre 2024, la famille a été informée de ce que le corps d’Anna Claira a été retrouvé. Ils apprennent par la même occasion que selon de rapport du légiste, l’adolescente est morte depuis plusieurs jours. « On a retrouvé Anna, mais elle est morte. C’est hier qu’on nous a appelés pour nous informer de la mauvaise nouvelle. On dit même qu’elle est morte depuis, peu de temps après son enlèvement», indique la tante de la victime. Le corps de l’adolescente témoigne de la souffrance qu’elle a endurée avant de succomber et selon les informations données à la famille, elle a été violée et torturée. « Ils ont tenté de la violer, elle s’est défendue, mais finalement ils l’ont violée. Il y a les bleus sur son corps », renseigne notre source familiale.
Les présumés assassins d’Anna Claira ont finalement été cueillis par les forces de l’ordre. Ils sont au nombre de quatre dont trois adultes de sexe masculin et une jeune fille d’environ 18 ans. Cette dernière est également élève au lycée technique de Mfou, elle aurait joué un rôle capital dans l’enlèvement de l’adolescente, selon les renseignements de notre source. Une nouvelle qui vient amplifier le choc au sujet de la disparition tragique de la mineure.
C’est le mercredi 4 décembre qu’Anna Claira avait été enlevée alors qu’elle se rendait à son établissement. Ses ravisseurs avaient exigé à sa famille une rançon de 600 000fcfa. Mais alors que les alertes se multipliaient sur les réseaux sociaux et que police et gendarmerie s’activaient sur le terrain à sa recherche pendant près d’une semaine, la jeune fille avait probablement déjà perdu la vie.
Anna Claira à son jeune âge est victime de féminicide, tout comme une autre adolescente tuée dans la même ville, précisément à Soa, le 7 décembre dernier par son copain. C’est désormais 70 féminicides en 336 jours pour 2024, selon le décompte de Griote. L’insécurité qui va grandissante au Cameroun est effrayante au point où les mineurs sont impliqués dans les crimes et assassinats. En effet à côté du meurtre d’Anna Claira, l’implication le 30 novembre dernier de trois adolescents, élèves à Yaoundé dans l’agression mortelle du stagiaire journaliste à la CRTV Patrice Okala , est un autre cas de délinquance juvénile qui interpelle.
Chanelle NDENGBE
