A leur réveil, les habitants d’une maison sont tombés nez à nez avec la dépouille d’une dame qu’ils n’avaient jamais vue auparavant.
Vers 6h dimanche 26 avril 2026, un grand monde a envahi la zone située derrière l’école publique maternelle de Nkolouloun, au quartier New-bell, 2e arrondissement de la ville de Douala. La population a été attirée par l’alerte de cette famille qui a découvert devant sa porte, le corps inanimé et nu d’une inconnue.
Derrière l’école publique maternelle encore appelée Jardin d’enfants de Nkolouloun, se trouvent plusieurs habitations. C’est devant la première habitation que la dépouille est découverte. Une habitante de cette maison revient sur cette découverte choquante au micro de Griote. «Je me lève le matin dimanche à 6h, c’est mon mari qui sort d’abord. Il voit un corps devant la porte. Il nous dit : quelque chose se passe ici dehors, il y a un corps ici. On sort on voit le corps. Il court maintenant il alerte le voisinage. On part voir le chef de Bloc, il dormait même encore. On cogne, on cogne qu’il vienne voir ce qui se passe. Quand il vient maintenant, il alerte les gens de la police. Les gens de la police sont venus, ils ont fait le constat », relate maman Marie.
La victime a-t-elle été violée ?
Les forces de l’ordre sont arrivées sur les lieux accompagnées d’un médecin, le constat est fait. La dépouille de la défunte est toute fraiche et nue, couverte par un pagne. Il est également constaté que le corps de la dame a été fraichement traîné jusqu’au lieu où il a été déposé. Des traces encore visibles sur le sol poussiéreux en sont la preuve. Des indices qui déjà, laissent entrevoir une mort criminelle. Mais la population continue de s’interroger sur les réelles circonstances de cette mort surtout que le corps ne présente pas de blessures, mais est nu. Plusieurs pensent alors au viol, cependant, cette hypothèse est rejetée par le médecin. Selon le récit du chef de bloc à notre micro, le diagnostic du médecin révèle qu’elle n’a pas de signe de sévices sexuels, mais son cou a été brisé. « Les gendarmes était là, la police aussi. On a même appelé un médecin pour connaitre l’origine de ce décès. On a vu qu’elle n’était pas violée, elle n’était pas agressée. Mais sinon le cou a été brisé, on a tordu le cou », informe sieur Sanjon, chef de bloc de Jardin des enfants de Nkolouloun. Une strangulation serait donc à l’origine de ce décès, mais la question sur la nudité de la dépouille reste ouverte.
Si la défunte était inconnue de ceux qui l’on découvert en premier, son visage est familier à des enfants du quartier. Certains ont retenu qu’on l’appellerait Rosalie. Une dame d’environ 50 ans originaire du septentrion. Sa famille contactée est arrivée sur les lieux. Un monsieur désemparé se présentant comme son frère a pris la parole. « Je croyais même que c’était son fils, mais on m’a dit que c’est son petit-frère. Il a dit que quand elle est venue à Douala, il ne savait pas où elle vivait jusqu’à ce qu’il entende qu’on a tué sa sœur ici à New-bell », rapporte maman Marie.
Une nouvelle tragédie qui rallonge à 38, la liste des femmes tuées au Cameroun selon la comptabilité de Griote, et alerte sur l’insécurité grandissante au Cameroun.
Chanelle NDENGBE
