Depuis quelques temps, des faits sociaux tragiques font surface sur la toile et devraient interpeller les autorités.
Plusieurs faits sont souvent sortis de leur contexte et relayés comme une traînée de poudre parfois par les médias supposés faire la veille informationnelle pour diffuser les informations de qualité.
Qui invente des faits sociaux tragiques sur la toile et pour quelle raison?
Vous avez certainement remarqué depuis quelques temps la recrudescence des faits tragiques parfois tirés d’affaires passées ou des faits simplement inventés qui pullulent sur la toile ? Eh bien voici quelques exemples :

-Une supposée affaire d’infanticide de Sidonie Youdom qui disait l’histoire a ôté la vie à ses enfants pour de l’argent. Nous sommes descendus sur le terrain au quartier Bessengue lieu où le fait était sensé s’être produit et n’avons rien trouvé. Ensuite il nous a été indiqué le quartier Bonaberi où les éléments de police et gendarmerie ont dit n’avoir aucune information sur cette affaire.
Cependant, au commissariat central n°3 et dans des gendarmeries situées à proximité, nous avons appris que deux enfants sont décédés après avoir mangé un repas destiné à leur père. Suite à cela, la maman des enfants serait la mise en cause. Est-ce la même affaire que Sidonie Youdom accusée selon des publications d’avoir ôté la vie à ses enfants pour de l’argent au quartier Bessengue ? Nous ne le savons pas.

-Affaire Alice Kamdom qui disait-on à assassiné sa copine et volé son bébé. Clairement l’on se rend compte avec le fact checking que l’image est développée via l’intelligence artificielle.

-Il y a désormais la supposée affaire Christelle Kemeni qui aurait tué sa copine et ses trois enfants. Une fois de plus l’image est générée par l’intelligence artificielle.
Mais qui invente donc ces faits et que dit la loi?
L’article 113 du code pénal : « Punit quiconque propage des nouvelles mensongères susceptibles de nuire … à la cohésion nationale, avec des peines de 3 mois à 3 ans de prison et une amende de 100 000 à 2 millions de FCFA. ». L’article 240 prévoit 1 à 5 ans de prison et jusqu’à 10 millions FCFA d’amende pour la propagation de fausses informations. La peine est doublée si la publication est anonyme.
Qu’attendent les autorités pour sévir lorsque l’on connaît les dégâts que peuvent créer les fake news au sein d’une société?
Sur le plan social, les fausses informations divisent et entraînent la polarisation. Cela peut créer la confusion et amener des groupes d’individus à devenir insensibles aux faits cruels, disent des spécialistes.
Chantal Mveng
