C’est pour une affaire de 5000 FCFA qu’une femme a été tuée par son fils dans la région de l’Ouest, une tragédie qui provoque la colère au Cameroun.
La triste histoire autour de ce drame du vendredi 10 janvier 2025 est celle d’une maman qui avait commencé sa journée de façon paisible jusqu’à ce qu’arrive son fils pour lui réclamer de l’argent. Le nommé Djimi, 40 ans reconnu comme consommateur de stupéfiants aurait été informé que sa mère a reçu de l’argent dans son compte mobile et réclamait ainsi sa part, selon les informations que Griote a reçues des confrères travaillant sur le terrain du drame à Dschang. Face au refus catégorique de la maman, son fils va l’étrangler à l’aide d’un pagne jusqu’à ce qu’elle s’affaiblisse. Le meurtrier présumé va essayer dans un premier temps de masquer la situation face au voisin appelé à la rescousse avant d’avouer son crime devant la pression populaire.
C’est également le témoignage que fait un proche de la famille au micro d’Equinoxe tv. Selon ce proche de la famille, lorsqu’il a constaté que sa maman était affaiblie, il a fait appel aux voisins qui ont juste constaté le décès. Il aurait tenté en vain de convaincre les voisins de son innocence. Ceux-ci vont au contraire le châtier en lui demandant d’enterrer sa maman séance tenante « finis ce que tu as commencé » lui disait-on. Les populations parlaient en langue locale et la scène filmée est devenue virale sur les réseaux sociaux. Cependant, la version racontée sur le cyberespace a été dévoyée, la thèse d’un homicide par abus sexuel étant au cœur des spéculations. Une version immédiatement démentie par des confrères qui se sont rendus sur le lieu du drame au village Letsa, dans le groupement Foto. Egalement des affirmations selon lesquelles le viol est évoqué en langue locale dans la vidéo sont démenties par un confrère originaire de Dschang vers qui nous sommes tournés pour des éclaircissements.
« Je suis de Dschang, et à aucun moment, je dis bien à aucun moment on ne dit qu’elle a été violée dans cette vidéo. »,
indique cette autre source.
Djimi a été sorti des griffes de la population qui voulait en découdre avec lui, tandis que le corps de sa maman a été déposé à la morgue. C’est une histoire qui suscite une grande indignation. La défunte est déjà la 4e femme décédée dans des circonstances troubles depuis le 1er janvier 2025, soit la 4e femme tuée en 10 jours, selon notre comptabilité. Un chiffre assez alarmant pour attirer l’attention des autorités compétentes sur la sensibilisation et le renforcement des mesures de sécurité de la gent féminine.
Chanelle NDENGBE
