Les violences sexuelles sur le garçon ont entraîné des poursuites judiciaires mettant en cause le chef d’antenne communal Elecam de Sangmélima.
De source judiciaire, Griote a appris la mise sous mandat de dépôt du sieur Amenguele Samuel Hervé, chef d’antenne communale de Sangmélima a la proson de la meme ville. Ceci fait suite à une plainte déposée contre le responsable d’Elecam pour « pédophilie, sodomie et agression sexuelle » sur mineur et surtout à la vague d’indignation soulevée par cette plainte basée sur le témoignage effroyable de la victime âgée de 12 ans.
La plainte datant du 14 mars et dont Griote a obtenu copie est formulée par la maman de la victime et adressée au président du conseil électoral. Elle révèle que la récente infraction commise sur le garçon le 7 mars 2025 a été d’une violence qui a laissé ses marques, mais elle n’était pas la première.
« Attendu qu’en date du vendredi 7 mars 2025, monsieur Amenguele a de nouveau posé le même acte sur le même enfant … avec une violence indescriptible ce qui nous a amené à le remarquer. Car l’anus de l’enfant était complètement bousillé et lassait couler du sang. Cette fois-ci, il a eu à dénoncer son bourreau en donnant son identité et en décrivant son domicile y compris l’intérieur de sa chambre »,
lit-on dans la plainte. C’est pratiquement à cette même période de l’année dernière que le garçon a subi les abus sexuels pour la première fois selon les faits rapportés par sa maman. C’était en mars 2024, un certificat médico-légal a confirmé le fait, mais en raison de la «honte» que cela suscitait, le dossier a été « mis en berne ». La récidive du 7 mars était donc le coup de trop que le garçon n’a pas supporté, le mis en cause aurait dans un premier temps été interpellé mais aussitôt relâché.
La situation ayant fait echo dans la ville de Sangmélima, suscite colère et indignation totale. Une indignation qui aurait fait pression sur les forces de l’ordre, car le suspect a été placé en détention à la prison centrale de Sangmélima le mardi 18 mars 2025, comme nous le dit notre informateur. Ce dernier renseigne aussi que le chef d’antenne Elecam est en détention provisoire par crainte de représailles judiciaire, en attendant les résultats de l’enquête en cours. Selon ce qui se dit également, les infractions sexuelles de sieur Amenguele seraient le fait de l’appartenance à une secte pernicieuse, ce que les résultat de l’enquête en cours devraient confirmer ou infirmer.
Le scandale continue de susciter du courroux chez les populations. Que le suspect soit un pervers ou un sectaire, la famille de la victime et les populations veulent que justice soit faite.
Chanelle NDENGBE
