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CINQ HOMMES AUX ARRETS POUR QUATRE FEMINICIDES DANS DEUX REGIONS DU CAMEROUN

Deux lycéennes sont comptées parmi les victimes d’un gang présenté à la presse dans la région du Sud, tandis qu’au Nord-Ouest, c’est l’auteur d’un crime conjugal qui est interpellé.

Quatre victimes de féminicide pour cinq auteurs présumés aux arrêts. Si les crimes se sont produits dans des régions et circonstances bien différentes, les suspects disent unilatéralement avoir agi sous l’effet des stupéfiants.

A Bamenda, le suspect revient les lieux où il a déposé sa victime enceinte

Le week-end dernier, des témoins auraient raconté qu’une femme transportée par une moto avait été déposée devant l’hôpital de Mbingo. Lorsqu’ils s’apprêtaient à porter secours à cette femme dont le corps présentait des blessures, le monsieur qui la transportait a pris la fuite. A l’hôpital, le décès de la femme a été constaté alors que son identité n’était pas encore connue. Le lundi 23 mars 2026, des nouvelles sur l’identité de la victime ainsi que sur les circonstances de son décès ont été diffusées. La défunte qui s’appelait Malika, 27 ans, avait été lourdement frappée par son époux Patrick au cours d’une veillée funèbre à laquelle ils assistaient dans la nuit du vendredi 20 mars. Après avoir constaté qu’elle était mal en point, Patrick l’a transportée sur une moto pour l’hôpital, où le décès a été prononcé, il s’est enfuit dans un premier temps. Le lendemain, l’homme de 29 ans est revenu à l’hôpital et s’est livré aux autorités pour le meurtre et a révélé que celle-ci était enceinte d’un mois et trois semaines. Comme explication ou mobile du crime, il déclare avoir agi sous l’effet du cannabis dont il est consommateur. Le présumé meurtrier est entre les mains de la police.

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A Kribi, quatre hommes aux arrêts ont ôté la vie à trois femmes

Ces suspects ont été présentés à la presse mardi 17 mars à la suite des opérations menées par la compagnie de gendarmerie de Kribi sous la supervision du commandant Dassi Modeste. C’est au mois de février 2026 qu’ils ont arraché la vie à trois femmes, selon leurs aveux. La première d’entre ces victimes est dame Sadjo Martine. Elle a été tuée le 1er février à Hevecam. Ils reconnaissent être responsables du viol et du meurtre de Zeh Eyamo, 18 ans et Anonina Deli, 22 ans, le 25 février, toutes deux élèves du Lycée rural de Kribi. Un homme est également dans la liste des victimes de ces malfaiteurs. Il s’agit de Wamba Simplice âgé de 25 ans, qui a été dépouillé de sa moto avant d’être décapité. C’est l’interpellation d’un des suspects en possession de la moto volée au défunt Wamba qui a fait remonter aux trois autres personnes impliquées.

En ce qui concerne l’identité des suspects, Cat Thomas Jude alias mère poule alias Chacal est présenté comme le cerveau du groupe, connu pour des faits de violences, viols et vols. Wama, membre du comité de vigilance villageoise à SOCAPALM, repris de justice pour des faits de viol. Ndong Edwine Samuel alias Samy, le receleur et Edande Garlis Mbatcha alias Nkul Black, qui est celui qui a livré le chanvre indien le soir du meurtre de dame Sadjo. Ces meurtriers présumés disent également avoir agi sous l’effet du cannabis.

L’arrestation de ces meurtriers présumés ravive les inquiétudes sur la consommation des stupéfiants. Combien de femmes, d’enfants, de Camerounais en général devraient encore payer le prix de la circulation de ces toxines sur le territoire nationale ? La question posée aux autorités pour des mesures urgentes.

Le Cameroun compte à date 26 femmes tuées depuis le début de l’année 2026 selon la comptabilité de Griote.

Chanelle NDENGBE

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