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FÉMINICIDE DE DIANE BERNADETTE YIDI : LE FILM D’HORREUR RACONTÉ PAR LE MEURTRIER

Le voile est levé sur les circonstances du décès de la jeune fille de 19 ans suite à l’arrestation du suspect, qui n’est nul autre que son petit ami.

Les forces de l’ordre sont retournées sur le lieu où avait été découvert le corps en état de putréfaction de la jeune Diane. Cette fois, elles étaient accompagnées du suspect, qui a fait le récit des événements ayant conduit la victime dans le trou où elle a été retrouvée.

Le mardi 20 août 2026 a été une journée mouvementée dans le quartier de Dakar, situé dans le 3ᵉ arrondissement de Yaoundé, avec la reconstitution des faits qui ont conduit au décès tragique de Diane Bernadette Yidi. Âgée de 19 ans, la victime avait été découverte ensevelie à l’arrière d’un domicile le 9 août dernier. Le suspect, Yen Enock, 22 ans, a révélé que le film de cette tragédie avait commencé dans sa chambre, où sa petite amie était venue lui annoncer une grossesse de trois mois. Ses doutes sur la paternité de l’enfant font partie des mobiles qu’il évoque : « Elle est venue à la maison pour me dire qu’elle était enceinte de trois mois. J’ai accepté, et après, elle m’a contredit sur la durée de la grossesse. Samedi, elle m’a dit trois mois et dimanche, elle me dit un mois et demi. C’est là que j’ai commencé à la secouer.»

Le suspect, surnommé « le Psychopathe », dit avoir étranglé sa copine pendant de longues minutes avant de la jeter sur le lit, et prétend avoir passé deux jours aux côtés du corps sans réaliser qu’elle était morte : « Je l’ai saisie par le cou. Je l’ai tirée entre mes deux bras. J’ai serré longtemps. Ensuite, je l’ai balancée sur le lit », relate-t-il. « Le corps a fait deux jours chez moi. Moi-même, je n’arrivais pas à y croire… Mardi matin, quand je suis rentré à nouveau, c’est là que le corps a commencé à sentir. Toute la journée, je ne faisais que tourner autour du corps. » Gêné par l’odeur de décomposition, le jeune homme a traîné le corps de sa compagne jusqu’à l’arrière d’une concession du quartier, où il l’a enseveli.

C’est cette même odeur de putréfaction qui a indisposé les voisins, lesquels ont rapidement alerté les forces de l’ordre. Après l’exhumation du cadavre à l’endroit d’où émanait l’odeur, une enquête a été ouverte. Le suspect, qui avait pris la fuite après son forfait, a été cueilli le 17 août dernier. Lors de la reconstitution des faits, il a également évoqué, comme autre mobile du crime, une dette de 50 000 francs CFA contractée auprès de la victime et qu’il n’arrivait pas à rembourser.

Si les déclarations du suspect écartent la thèse de l’avortement — évoquée par certaines habitantes du quartier le jour de la macabre découverte —, elles soulèvent d’autres interrogations. Le petit ami prétend avoir agi sous le coup de l’impulsion lors d’une altercation, mais fait troublant : le trou dans lequel gisait Diane aurait été creusé plusieurs jours avant le drame selon le père de la défunte « il appelle la fille un vendredi … il dit à la fille de venir … elle n’est pas venue le même vendredi. Quand la fille a accepté de venir, il a commencé à creuser la tombe, c’est ce qu’il a déclaré. Il a creusé la tombe avant que la fille n’arrive, il a déclaré ça devant le colonel. », déclare le papa de Diane.

Il s’agit d’un nouveau féminicide qui choque le peuple camerounais, d’autant plus qu’il a été commis par un très jeune adulte. Yen Enock devra désormais répondre devant la justice du meurtre de sa compagne.

Chanelle NDENGBE

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