ACCIDENT MORTEL À SIKOUM : CINQ DES SEPT VICTIMES SONT DES VOISINES

L’accident mortel est au cœur des conversations dans les rues de New-Bell, où vivaient cinq des sept victimes, plus un homme.

Emotions vives au lieu-dit nouveau terrain chefferie de 3ᵉ degré de New-Bell, dans le 2ᵉ arrondissement de la ville de Douala. Alors que le quartier pensait clôturer le deuil d’un des leurs, sur la route d’Edéa, la mort a soudainement frappé cinq voisines.

Mesdames Ngogtat Towa, Tchombende Mambou Rose, Youngan Agnès, Mabe Takouli Sandrine et Peka Chey Aichetou (dite Aïcha) sont les victimes de sexe féminin ayant perdu la vie dans l’accident qui s’est produit à Sikoum, sur la route d’Edéa dans le département de la Sanaga-Maritime, tôt le matin du dimanche 23 août 2026. Ces femmes, qui vivaient côte à côte, s’étaient déplacées vendredi dernier pour accompagner un voisin à sa dernière demeure à Bafia. Après un aller paisible, un choc routier est survenu sur la Nationale n° 3.

« La famille a décidé d’aller avec le corps à Bafia et, comme à l’accoutumée, des voisins ont accompagné. Ils sont donc allés à Bafia, ont procédé à l’enterrement et ont accompli tout ce qu’il fallait. C’est au retour, au niveau d’Edéa, que l’accident est survenu : une collision entre leur véhicule et un camion. Sur place, on a dénombré sept morts : six personnes de mon quartier et le chauffeur. En effet, il y avait eu permutation des conducteurs. Celui qui les avait amenés à Bafia a eu un problème. Le second les a pris à Yaoundé jusqu’à ce que l’accident survienne à Edéa »,

relate Sieur Leumbou Jean, le chef de Nouveau-Terrain.

« Le drame s’est passé hier aux environs de 6 h. Sachant que ma sœur était dans la délégation qui allait à l’enterrement à Bafia, je l’ai appelée trois fois sur son téléphone sans parvenir à la joindre. C’est ainsi que j’ai appris qu’elle figurait aussi parmi les victimes »,

raconte Monsieur Boutcheko Takouli Henri, frère de Mabe Takouli Sandrine.

À la suite de ce drame qui touche six foyers d’un même secteur, le chef de la localité envisage, avec les habitants, d’organiser une veillée collective avant les obsèques au sein des différentes familles. « Actuellement au quartier, j’essaie de voir avec l’équipe qui m’entoure comment organiser un deuil général pour réunir l’ensemble des familles, avant que chacune ne fasse ses propres obsèques », a expliqué le chef du quartier.

Pendant que les larmes coulent pour les défunts, des prières sont également élevées pour les blessés, habitants de Nouveau-Terrain, pris en charge à l’hôpital régional d’Edéa.

Cette tragédie survient une semaine seulement après l’accident de la circulation qui a frappé Ndikiniméki, sur l’axe Yaoundé-Bafoussam, faisant 16 morts (dont sept membres d’une même famille) et une quarantaine de blessés. Les passagers se rendaient, eux aussi, à des obsèques. Au-delà des familles impactées, c’est l’ensemble du peuple camerounais qui exprime de vives inquiétudes quant à la sécurité routière.

Chanelle NDENGBE

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