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FÉMINICIDE À DOUALA: L’HOMME RECHERCHÉ POUR AVOIR POIGNARDÉ À MORT SON EX COMPAGNE A ÉTÉ ARRÊTÉ

Raoul Tsafack a été appréhendé à Souza après avoir tenté la fuite, suite à l’assassinat de Christelle Wette,  son ex compagne.

Dans la nuit du vendredi 29 octobre, aux environs de 23h40, l’homme a planté un couteau de cuisine dans la poitrine de la jeune dame, devant ses deux enfants de 7ans et 4 ans, aujourd’hui  apeurés, traumatisés.

«Ma mère était en route, elle rentrait du marché. Elle a toqué, j’ai ouvert la porte, elle est allée s’asseoir, en fermant la porte, mon père est venu pousser. Ma mère a dit que «je ne veux plus te voir chez moi», il a une fois pris le couteau du poisson il a piqué au cœur».

Nous raconte de façon innocente le fils aîné de la défunte Christelle Wette. Le couteau utilisé est celui avec lequel Christelle nettoyait le poisson.  D’ailleurs le geste qui suit l’effroyable assassinat donne froid dans le dos.

«Il a fini il a lavé ses mains il a fui»

Souligne le  fils du couple, témoin de la scène.

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La maman de Christelle tient en main le vêtement qu’elle arborait

Un acte qui aurait été décrit comme prémédité, car l’homme n’avait de cesse  menacé Christelle de mort, surtout depuis qu’elle a décidé de le quitter. C’était à la suite d’une énième bastonnade infligée à la jeune femme de 24 ans.

«Elle avait les myomes, on l’a opérée,  elle n’a même pas fait un mois de repos le gars l’a tapée. Jusqu’à elle m’a appelée ici qu’elle s’est évanouie. J’arrive je cherche le gars je ne le vois pas, il était déjà parti se droguer.  Le gars fume le banga (cannabis) il n’a pas peur de quelqu’un. Il m’a dit : vas avec elle, sinon je vais la poignarder».

Nous confie Sylvie Nyamsi, la maman de la défunte.

A la suite de cette autre menace, Raoul Tsafack est conduit dans une brigade de gendarmerie à Bonaberi où il signe un engagement de ne pas mettre ses menaces à exécution.

«Il a signé les papiers qu’il ne va plus toucher ma fille. Depuis 8 mois ils ne sont plus ensemble, elle est allée louer son petit studio. Elle braise son poisson, elle nourrit ses enfants avec, elle rentre parfois à minuit, souvent une heure, on ne l’a jamais agressée».

Tient à préciser Sylvie Nyamsi.

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En effet, Christelle vivait au carrefour Isenbeck, au quartier Bonaberi, dans le quatrème arrondissement de la ville de Douala,  non loin du domicile familial de son ex compagnon. Elle a vécu avec Raoul Tsafack durant au moins une dizaine d’années. Mais elle souffrait le martyre.

«Un jour, il a calculé voir où ma fille travaille, il a calculé la mettre nue comme on l’a accouchée, ma fille m’appelle ici, quand j’arrive, je trouve le gars. Il me dit que  même si c’est combien de boy il est là, tous les boys le connaissent, je veux parler il me cravate. La gendarmerie est venue on l’a gardé la-bas il a signé les papiers».

Violence physique mais également violence financière. Christelle avant sa mort a vu de toutes les couleurs.

«Quand elle garde l’argent, le gars vient prendre. Même la famille du gars, tout le monde connait que ma fille a souffert. Elle travaille pour le gars, elle prépare elle met pour le gars il vient il mange, il mange même la nourriture des enfants».

Raconte Sylvie, devant la famille déboussolée, inconsolable. D’ailleurs, personne n’arrive à expliquer ce qui a pu trotter dans la tête de l’assassin.

Mais, avant de commettre son acte effroyable, Raoul Tsafack a demandé à Christelle un peu avant la tombée de la nuit de vendredi à voir ses enfants «pour une dernière fois», révèlent les proches de la jeune dame.  Elle était jusque-là loin de s’imaginer que le pire allait se produire. Autour de son lieu de commerce, colère et stupeur se lisent sur les visages. «Qu’est-ce qui s’est passé ?» interrogent les uns et les autres, car elle était connue comme une personne sans histoire.

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Le lieu de commerce de Christelle

Ce jour là …

Comme à l’accoutumée, elle s’est installée une fois la nuit tombée pour vendre du poisson braisé à ses clients. Ayant terminé son travail, elle est allée prendre un pot dans le bar jouxtant  son lieu de service, accompagnée de sa voisine.

«Elle était placée où elle vendait, après la forte pluie venait, elle prenait une bière avec ses amis au bar où elle vend. Son mari n’était pas encore là. Maintenant j’ai vu son mari apparaitre, c’est là où elle me touche, elle me dit qui a appelé l’homme si ici ? J’ai dit que je ne connais pas, je pars, mon corps pèse».

Explique Claudine, la voisine de Christelle.  Quelques minutes plus tard, elle verra son amie s’écrouler sous ses yeux.

«Je suis rentrée ça n’a pas fait trente minutes. J’entends mami Boy, je sors, je vois le père de A, je lui dis bonjour, il me regarde avec les mauvais yeux. Je me disais qu’il a tapé sur elle, en voulant me tourner je la vois devant moi, elle me dit seulement «mami boy  il m’a tuée » elle avait le sang partout, c’est là où je me suis évanouie»

Révèle Claudine encore sous le choc.

L’époux de la voisine viendra la secourir tandis que Christelle va se vider complètement de son sang.

L’assassin après son forfait a pris la fuite, il a été appréhendé ce lundi 01 novembre à Souza, dans le département du Moungo. Il est en exploitation à la police judiciaire.

Clarence YONGO

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