AFFAIRE HERVÉ BOPDA : DEUX PROCHES DU SUSPECT INTERPELLÉS

Après l’irruption des éléments de la gendarmerie au domicile familial où vit le mis en cause, les hommes en tenue ne sont pas repartis les mains vides. 

Selon des sources proches du dossier, nous apprenons que les éléments du Commandant Mbang Eto Patrick, de la compagnie de gendarmerie de Douala 1er ayant pu rentrer dans le domicile aux premières heures de la matinée d’hier 29 janvier 2024, n’ont dans un premier temps trouvé aucun membre de la maison sur place.

Cependant ayant surveillé les lieux le long de la journée, c’est dans la soirée qu’une personne de sexe féminin est sortie de la villa située au quartier Bonapriso et quelques temps plus tard, c’est un homme qui en est sorti, ils ont été interpellés. Mais les deux individus disent n’avoir aucun idée sur le lieu où se trouve le sieur Hervé Bopda contre lequel des plaintes ont été déposées pour entre autres, viol en réunion, harcèlement sexuel, enlèvements, séquestration, menace sous condition. L’homme tristement célèbre au Cameroun serait déjà en garde à vue si les éléments de la gendarmerie l’avaient trouvé à son domicile.

Le prédateur sexuel présumé doit être conduit devant les autorités judiciaires compétentes, afin de répondre des accusations portées contre lui. Le mis en cause qui avait à la suite des premieres dépositions lui aussi porté plainte pour « diffamation par voie électronique » est introuvable. La chasse à l’homme est donc ouverte à Douala et dans le pays pour retrouver celui que certains décrivent comme le « prédateur sexuel le plus dangereux de l’histoire du Cameroun« , la question du danger public est évidente.

Le gouvernement par la ministre de la promotion de la femme et de la famille s’est prononcée le 24 janvier dernier. Marie Thérèse Abena Ondoa a encouragé l’implication des autorités judiciaires dans l’affaire dramatique et a requis l’ouverture d’une enquête aux fins d’octroyer justice à qui de droit. La ministre de tutelle de la femme a également exprimé sa solidarité aux victimes présumées et les a encouragées à briser le silence.  » Dans l’attente des suites judiciaires, la ministre de la promotion de la femme et de la famille se tient aux côtés des plaignantes et de leurs familles pour leur apporter l’assistance nécessaire en cette période difficile. Elle rappelle aux victimes que les services déconcentrés du département ministériel sous sa responsabilité, disposent des ressources d’écoute et d’accompagnement psychosocial ». Des services où la ministre invite les plaignantes à s’y rendre pour une « prise en charge rapide et urgente« , car l’effet des atrocités qu’auraient commis sieur Bopda seraient de nature à pousser à la dépression. Ces actes déshumanisants ont également fait réagir la Commission des droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) qui a encouragé une enquête approfondie sur l’affaire et témoigné sa solidarité aux plaignantes.

L’arrestation ordonnée d’Hervé Bopda est aussi le fait de la mobilisation de l’opinion publique nationale et internationale, qui dénonce et réclame justice pour les victimes à travers le Hashtag #StopBopda. Le hashtag prolifère sur les réseaux sociaux, il est publié de nombreuses fois sur X. Cette mobilisation a invité la presse internationale à s’y mêler et obligé les autorités judiciaires compétentes à prendre leurs responsabilités.

L’affaire Hervé Bopda révélée sur le Meta le 19 janvier 2024 par le lanceur d’alerte Nzui Manto, avait soulevé un tollé. Les internautes découvraient l’horreur dans les témoignages revélés et les voix s’élevaient aussitôt pour réclamer justice pour ces jeunes femmes et jeunes hommes presumés violés, torturés, contaminés du VIH, menacés, sequestrés.

Chanelle NDENGBE

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