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DE LA DATA VISUALISATION POUR RÉPONDRE AUX QUESTIONS LIÉES AU GENRE

Utiliser les nombres et les chiffres pour analyser les questions sensibles au genre.

Voilà l’une des orientations de la rencontre entre journalistes et experts à Yaoundé.   »Il est question de vous montrer comment faire pour intégrer l’usage des données désagrégées et les techniques de data visualisation dans vos productions quotidiennes » lance d’emblée le Dr Eyinga Dimi Esther Crystelle, l’une des expertes invitées.

Intervenant en ouverture via vidéo conférence, la représentante  ONU-femmes au Cameroun, Hind Jalal ajoutera que l’intégration des statistiques et des données désagrégées donnera plus de poids et de précisions aux articles produits par les journalistes. « Montrer les évidences des discriminations faites aux  femmes avec des chiffres à l’appui permet de mieux mesurer l’ampleur des problèmes posés et de les résoudre » soutient une journaliste.

Si les journalistes ont loué la qualité des enseignements dispensés lors de cette formation, ils restent dubitatifs quant à  l’applicabilité du savoir reçu.  »On nous demande de produire des chiffres mais on les prend où ?les enquêtes sur les questions liées aux femmes sont rares » Questionne un participant.  »C’est vrai que les statistiques sont parfois obsolètes ou inexistants mais quel usage faites-vous de ceux qui existent déjà? » Lui répond le Dr Eyinga.

Pour Emmanuel Bateke, l’un des organisateurs de la rencontre, l’utilisation des données désagrégées serait bien plus facile si le gouvernement camerounais et les organismes spécialisés dans la production des statistiques optaient pour plus de transparence en mettant facilement les informations à la disposition de ceux qui sont en charge de les diffuser, c’est à dire les journalistes. « Le Cameroun n’est pas membre du Partenariat pour un gouvernement ouvert(PGO), l’exigence de transparence n’est pas de mise chez nous, le parlement doit prendre ses responsabilités pour faciliter l’accès aux données. C’est aussi ça la bonne gouvernance » souligne-t-il.

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En attendant l’avènement d’une société « Open Data » où les informations liées à  la situation réelle de la femme seraient disponibles pour tous, les participants se sont  engagés à collaborer efficacement pour produire des informations chiffrées fiables dans le traitement des questions liées au genre.  »Nous devons le faire, il y va de la réussite des objectifs de développement » conclura Joseph Ngoro du ministère de la femme et de la promotion de la famille.

La rencontre organisée à Yaoundé par la gender Data journalists Network, avec l’appui du Bucrep, ADISI, ONU-femmes, le ministère de la promotion de la femme et de la famille, a  réuni des experts sur les questions des statistiques et de l’approche genre.

John Matou

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