DRAME DE GALIM-TIGNÈRE : ENTRE DEUIL, MYSTÈRE ET SOUPÇONS

Le programme des obsèques du Sous-Prefet de Galim-Tignère, son épouse et leurs trois enfants est connu, ils seront inhumés dans la matinée d’un samedi symbolique.

Comme un cruel symbole, Patrice Joël Nariki, sous-préfet de Galim-Tignère et sa famille seront inhumés le 14 février prochain dans son village natal de Nédéle, non loin de Batouri. Une date où le monde célèbre l’amour, choisie par le destin pour dire adieu à un homme emporté dans une tragédie familiale d’une rare violence.

L’Administrateur civil principal a perdu la vie dans la nuit du 23 au 24 janvier 2026, lors d’un incendie survenu à son domicile, un sinistre qui a également coûté la vie à son épouse, Marie-Solange Nariki et à trois de leurs enfants de 8, 10 et 12 ans. Un drame qui laisse une famille brisée et une opinion encore sous le choc.

Fonctionnaire respecté, reconnu pour sa rigueur et ses états de service salués par ses pairs, la disparition de Patrice Joël Nariki et de sa famille demeure, à ce stade, entourée de nombreuses zones d’ombre.

Ce que l’on sait…

Dans la nuit du 23 au 24 janvier, aux environs de 3 heures du matin, un incendie se déclare dans la résidence du sous-préfet, alors que la famille dormait. Le feu se propage rapidement, piégeant les occupants de la maison. Selon les premiers éléments recueillis par nos sources, le chef de famille aurait tenté de porter secours aux siens, sans succès.

Trois enfants, âgés de 8, 10 et 12 ans, périssent sur place. Grièvement blessée, l’épouse du sous-préfet succombera plus tard à l’hôpital.

Seuls deux enfants survivront à ce drame : l’aînée, âgée de 18 ans, et le benjamin de 2 ans, qui parviendront à s’extraire de la maison par une ouverture, après s’être réfugiés dans une pièce attenante.

Au total, cinq membres d’une même famille de sept personnes ont péri.

Enquêtes et soupçons d’une main criminelle…

À ce jour, l’origine de l’incendie n’a pas été officiellement établie. Tandis que les forces de sécurité poursuivent leurs investigations, des soupçons d’acte criminel alimentent les débats au sein de la population. La localité de Galim-Tignère est en effet marquée par de fortes tensions liées à l’exploitation aurifère dans le département du Faro-et-Déo, opposant populations locales et exploitants étrangers, notamment chinois.

Des revendications autour du contrôle des sites miniers ont souvent placé l’autorité administrative au cœur de controverses.

En sa qualité de représentant de l’État et de chef de terre, le sous-préfet Nariki avait été impliqué dans plusieurs médiations visant à apaiser les conflits. Des sources sécuritaires évoquent des interpellations en cours, tandis que les enquêtes pourraient connaître une évolution dans les prochains jours, notamment après un autre incendie signalé le 29 janvier au domicile du commandant de brigade de Galim-Tignère.

En attendant les conclusions officielles de l’enquête, Patrice Joël Nariki et sa famille seront portés en terre le 14 février, dans le recueillement et la douleur, laissant derrière eux une communauté en quête de vérité.

John Matou

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