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FÉMINICIDES AU CAMEROUN : LES FEMMES VICTIMES DE NOUVEAUX CRIMES CONJUGAUX

Des femmes ont encore été arrachées à la vie par leur conjoint qui pour l’un n’acceptait pas la séparation et pour l’autre aurait agi par jalousie.

Des féminicides se sont récemment produits dans les régions du Centre et du Sud-Ouest du Cameroun : de jeunes femmes ont été arrachées à la vie par des hommes avec qui elles avaient partagé leur intimité. Deux crimes conjugaux ont été commis en l’espace de quelques jours seulement. Deux drames aux mobiles différents, mais à la fin tout aussi tragique.

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À Bikok, une femme tuée par son ex-conjoint

Dans cette localité située dans le département de la Méfou-et-Akono (région du Centre), le drame s’est produit le lundi 6 juillet 2026. La nommée Lolita avait quitté son compagnon, Parfait Mandat, en raison de violences conjugales répétées. Selon son cousin, qui a donné l’alerte, elle était régulièrement battue au sein de son foyer. Après leur séparation, elle s’était installée à Kye-Ossi pour y travailler.

Ce lundi-là, son ex-conjoint l’a appelée sous prétexte qu’elle vienne récupérer leurs quatre enfants afin de passer les vacances avec eux. Malheureusement, lorsque Lolita s’est rendue chez lui, elle y a trouvé la mort. Selon le cousin de la défunte, l’homme a profité de cette occasion pour lui ôter la vie. Après son acte, Parfait Mandat a pris la fuite avant d’être finalement rattrapé par les forces de l’ordre.

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À Kumba, une jeune infirmière arrachée à la vie par son petit-ami

Un autre meurtre conjugal a secoué la ville de Kumba le vendredi 26 juin 2026. La victime, Ayire Victory Finweh, était étudiante infirmière à la Biaka University Centenary Research Centre (Bucos) et fille d’un pasteur de l’Église apostolique. Elle entretenait une relation sentimentale avec un autre homme d’Église, le nommé Clinton.

C’est ce dernier qui a commis l’irréparable à la suite d’un différend au sein du couple. Le pasteur Clinton l’aurait poignardée à la gare routière de Kumba, causant sa mort des suites de ses blessures. Après son forfait, le suspect a tenté de se suicider en avalant de l’eau de Javel, mais il a été secouru à temps. Désormais entre les mains de la police, il devra répondre de ses actes devant la justice.

Ces féminicides portent à 50 le nombre de cas enregistrés depuis la nuit du 1er au 2 janvier 2026, selon le décompte tenu par le média Griote. Ce chiffre alarmant témoigne du profond malaise qui ronge la société camerounaise et du climat d’insécurité qui règne trop souvent au sein des couples. Une situation qui appelle à une prise de conscience collective et à des actions urgentes de la part des autorités pour mettre fin à ces drames macabres.

Chanelle NDENGBE

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