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INCESTE: VOICI LE REGARD OPPOSÉ DE DEUX FILLES DE SAINT DÉSIR ATANGO

Alors que l’artiste Saint Désir Atango est au cœur d’un scandale après aveux de relation incestueuse avec ses filles, nous avons rencontré l’aînée qui le soutient, tandis que la cadette de celle-ci le renie. 

C’est dans un univers presque paradisiaque que nous reçoit Bengon, fille aînée de Atangana Atangana Desiré Dieudonné, connu de son nom d’artiste Saint Désir Atango. En plein cœur du lac aménagé par son père à Akak 1, sur la route d’Obala, dans la région du Centre, la carte postale de cet endroit donne des envies d’évasion. Nous sommes au cœur d’un vaste cratère rocheux, avec des parois abruptes striées de nuances ocres et rouillés, au fond duquel loge une étendue d’eau d’un bleu impressionnant. La perfection du décor témoigne des efforts conjugués entre la nature et l’homme pour obtenir un si beau spectacle.

Pour Bengon, son père est un prophète

C’est presque avec les étoiles dans les yeux que la jeune femme de 31 ans nous relate les prouesses familiales qui ont contribué à bonifier ce lieu touristique où elle vit. « Ici, ce n’était qu’une carrière, jusqu’à ce que les exploitants y trouvent de l’eau et s’en aillent», nous explique-t-elle. «Mon père a repris les lieux et a travaillé à en faire un lieu touristique», nous informe-t-elle avec une aisance peu contenue.

Pendant de longues minutes, elle nous expose la passion familiale pour la nature. Et quand vient le moment d’aborder le scandale familial qui a tristement rendu célèbre son village natal, l’ingénieure en assainissement ne se dérobe pas. On a même l’impression qu’elle a des choses à dire. « Ce que vous appelez ‘scandale’, là, n’en est pas un… Ce n’est pas de l’inceste. Nous ne sommes pas chrétiens », nous lance-t-elle, en nous fixant dans les yeux, avant de se lancer dans une ode à son père.

«Vous savez, mon père est un père.».

Elle déclare donc avec conviction que Saint Désir Atango est un prophète, et qu’il aurait prédit la pandémie de Covid-19 longtemps à l’avance. D’autres prouesses à connotation métaphysique nous sont relatées, avec à chaque fois cette phrase qui sonne comme un credo : «Mon père est un prophète

Après plusieurs minutes d’échanges au sujet de celui qu’elle considère comme un héros venu libéré le monde qui est aujourd’hui victime d’une injustice, Bengon accepte de revenir sur la relation particulière qu’elle entretient avec son géniteur. Elle nous laisse entendre que c’est un homme de bien, dont la détention laisse un grand vide. «Si on ne le laisse pas, qui va entretenir tout ceci ?», nous lance-t-elle avec un brin de tristesse, son doigt pointé sur le lac.

Nous essayons d’en savoir un peu plus sur ses sentiments, pour y déceler le moindre remord. Rien n’y fait : elle assume d’être la compagne de son père et avoue même ne pas souhaiter qu’un autre homme puisse venir demander sa main.«Je ne veux pas épouser un autre homme…», nous confie-t-elle.

Elle se lance ensuite dans un soliloque glacial :

«Si je me marie avec quelqu’un d’autre, qui va s’occuper de nos projets ? Est-ce qu’il va accepter notre religion ? Et puis, je ne veux pas confier la garde de notre enfant à quelqu’un d’autre »,

conclut-elle, avant de prendre congé sous la menace de la pluie. Bengon à eu un enfant avec son propre père et l’assume. Mais en face se trouve sa cadette qui voit en leur père un monstre.

Maryline Alida Atangana veut que Saint Désir paie

Elle affirme que cet homme n’est pas son père « après tout ce qu’il m’a fait subir« , tranche-t-elle dans une interview accordée au journal Le jour. Maryline âgée de 27 ans et mère de deux enfants est avec sa mère, l’initiatrice de la plainte contre Saint Desir Atango pour inceste.

Dans ses réponses au questions, des éléments d’abus sexuels transparaissent. Tout commence en 2018, deux ans après le retour de son père de la France et une seule année après qu’elle et ses sœurs ont aménagé chez lui. Elle avait alors 22 ans.

« Il a commencé par demander si je peux avoir des relations sexuelles avec mon père. J’ai répondu que c’était contre nature, de l’inceste, voire de la sorcellerie. Il a menacé de me violer si je refusais »

décrit Maryline dans les colonnes du journal Le Jour, mais son géniteur ne s’arrête pas là.

« Le lendemain, il a réitéré sa demande j’ai refusé, il m’a jetée sur le lit entouré de machettes et m’a violée … Il prétendait que l’inceste n’existe pas entre un père et sa fille … que le premier homme d’une femme était son père ».

Marylin n’a pas eu d’enfant dans ces rapports incestueux mais elle garde des séquelles parce que dit-elle, Saint Désir comme elle appelle désormais son père, pouvait casser la porte de sa chambre à tous moments pour assouvir ses besoins libidineux et ce, même devant sa petite-fille. Après avoir fui le domicile de son père, elle dit avoir fait part de sa situation à sa famille mais « personne ne voulait me croire » souligne-t-elle. Or lorsqu’elle vivait avec son géniteur, elle était sous menaces de ce dernier et ne pouvait en parler. Aujourd’hui, elle dit se sentir mal et veut « qu’il paie« .

Quel est le regard du psychologue de cette situation ?

Après la diffusion au grand jour des aveux de Saint Desire Atango, une version non confirmée affirme qu’il avait été diagnostiqué de troubles de paranoïa en France. Mais notre psychologue voit plutôt des tendances mégalomaniques, à travers l’excentricité dans sa façon de se vêtir et même de se gargariser de ses prouesses.

Il révèle également que l’on peut percevoir dans sa personne, le phénomène de gourou avec une mise en place de l’auteur des mécanismes de manipulation des victimes qui s’installent de façon progressive. Cela peut prendre le sens de la séduction, ensuite l’intimidation pour s’achever par la culpabilisation. L’on peut donc comprendre le silence des filles du mis en cause qui a fini par se briser pour l’une et pas pour l’autre qui pourrait souffrir du syndrome de Stockholm, amènant à la défense du bourreau via une identification à l’abuseur pour donner un sens à sa propre vie.

En attendant, il faut noter que de l’avis du spsychologue, tous les protagonistes ont besoin d’être traités, qu’il s’agisse de Saint Désir Atango, de ses filles ou petits enfants impliqués dans l’affaire. Pour le moment, il attend le verdict sur son sort à la légion de gendarmerie du Centre.

John Matou/ Chantal Mveng

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