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INONDATIONS AU CAMEROUN: LE BILAN GRIMPE À PLUS DE 360 000 SINISTRÉS À L’EXTRÊME-NORD

Les chiffres s’alourdissent dans la région sahelienne du Cameroun, de façon à accroître la détresse et la vulnérabilité des ménages. 

Au moins cinq régions sur les dix que comptent le Cameroun sont touchées par les inondations depuis les deux derniers mois. À côté du Centre, le Littoral, l’Ouest et le Sud-Ouest, dans la région de l’Extrême-Nord, la situation est la plus alarmante. La montée des eaux crée de graves tragédies et plonge ainsi les femmes et les enfants dans la peur et l’incertitude, donnant lieu à la nécessité d’une aide humanitaire.

Les chiffres des personnes sinistrées par les inondations à l’Extrême-Nord ont grimpé de plus 100 en l’espace de moins de deux mois. Selon des organisations humanitaires, on enregistre 365 000 personnes touchées par cette catastrophe dans la région septentrionale. Les ménages peinent à vivre dans cette situation qui persiste malgré des mesures des autorités. Des camps des sinistrés dans la même région ont également été envahis par des eaux et dans certains qui résistent aux inondations, les conditions de vie restent difficiles. L’Extrême-Nord sombre, étudier et se nourrir sont devenus de réels luxes pour les jeunes, les femmes et même les chefs de ménages qui se sentent impuissants pour protéger leurs familles de la précarité, et surtout leurs enfants des maladies opportunistes. Les inondations dans l’Extrême-Nord entraînent en effet une hausse du paludisme chez les enfants de 6 à 10 ans selon des révélations du programme national de lutte contre le paludisme. Les responsables locaux du programme avaient précisé que la ville de Yagoua dans le Mayo-danay est la plus affectée, mais les enfants du département du Mayo-Tsanaga ne sont pas épargnés.

Suite à la mobilisation gouvernementale, la communauté internationale vient aussi au secours des sinistrés. Une action de l’UNICEF, notamment, s’est récemment concentrée dans le département du Mayo-Danay, précisément à Pouss, dans la commune de Maga. L’atmosphère est désolante dans ce quartier selon les renseignements de Medium, le désastre se perçoit sur les routes impraticable, et la détresse se lit sur les visages des sinistrés. Au quartier Palia Pouss, des responsables renseignent que 10 000 sinistrés ont dû quitter leurs maisons effondrées du fait des inondations. Un terain pas exempt de vulnérabilité est toutefois devenu leur abris provisoire. L’UNICEF pour dispenser son aide a procédé à l’identification des ménages et a priviligié les ménages les plus vulnérables notamment qui comptent plus de cinq enfants. 8000 ménages ont été identifiés dans le quartier en début octobre et 1300 auraient déjà bénéficié d’une l’aide de l’organe onusien.

Selon des estimations, le chiffre de 365 0000 pourrait évoluer les jours et semaines qui viennent. On est passé 200 000 personnes touchées, dont plus de 2000 femmes enceintes en début septembre à 360 000 personnes en début octobre, sans compter les personnes mortes noyées. Le bilan matériel désastreux avec des incidences néfastes notamment pour l’éducation et l’alimentation, interpelle toujours le gouvernement . Le déblocage de 350 millions en septembre dernier, pour 200 000 sinistrés, soit 1750 fcfa par personne avait suscité beaucoup de critiques. Une aide matérielle avait suivi, mais semble insuffisante pour secourir les sinistrés qui se multiplient.

Chanelle NDENGBE

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