LES PARENTS D’UNE FILLETTE DE 9 ANS, VIOLEE MAINTES FOIS PAR UN JEUNE DEMANDENT JUSTICE POUR LEUR ENFANT

La semaine s’ouvre avec cette triste actualité, le viol répété d’une fillette dans le département de la Sanaga-Maritime, région du littoral camerounais.

Alors que les discours relatifs à la protection des enfants sur le continent font fureur dans la mouvance de la Journée mondiale de l’enfant Africain célébrée le 16 juin dernier, les violences persistent en l’endroit de ces enfants, les plus sordides que sont les viols en l’occurrence. Agée de neuf (09) ans, à Pouma, dans la Sanaga-Maritime, une fillette a été victime d’abus sexuel d’un jeune en qui elle voyait pourtant une figure fraternelle.

Les faits se seraient déroulés au mois de mai 2023, le bourreau présumé aurait profité de 10 jours d’absence des parents, pour commettre son acte pervers. De retour de leur voyage pour cause d’achat de marchandises, leur petite fille leur aurait révélé avoir mal au bas ventre. Lorsque la maman est passée à l’observation de ses parties génitales, elle a constaté une anomalie.

Au cours d’une conversation familiale, la fillette relate ce qui lui est arrivé à plusieurs reprises entre les quatre murs d’une pièce avec le jeune homme. Après son récit, la petite a conduit ses proches au lieu où se produisait la salle besogne, précisément chez le bourreau présumé.

Surpris par la visite expéditive, le jeune homme âgé de 20 ans va subir la colère des parents de la fillette qui sont d’autant plus choqués parce qu’il s’agit d’un proche. Une colère qui se manifestera aussi par l’engagement des poursuites judiciaires. Mais il faudrait que les dires de l’enfant soient prouvés.

Les proches de la victime se sont prononcés sur ce drame, le père en l’occurrence, qui a gardé son sang-froid pour suivre une procédure légale afin que justice soit faite à son enfant. « Je suis allé au commissariat, le commissaire m’a dit est ce que tu as les preuves, est-ce que tu es sûr que c’est vrai ? Je dis que non je n’ai pas. Il me dit non va d’abord voir le médecin, c’est lui qui va nous confirmer. C’est comme ça que je prends mon enfant, je l’envoie avec ma femme à Douala, à la cité des palmiers…On constate que l’enfant a été violée », déclare le père de la victime. Le constat médical a donc confirmé le récit de la petite, comment le mis en cause s’y est-il pris ? Une proche de la victime, se basant sur le récit de l’enfant rapporte :« A propos donc de la bouteille de jus alcoolisée et consommée, il s’agit là tout simplement des manœuvres…que le violeur a utilisé pour attirer sa victime qui n’est qu’une enfant de 9 ans. Donc l’enfant ayant vu le jus s’est juste sentie intéressée par ce jus et c’est comme ça que le bourreau a profité de son innocence ».

Le présumé violeur grâce au certificat médical délivré a été placé en détention à la prison centrale d’Edéa où il attend son jugement. Le jeune homme a essayé de corrompre les parents à hauteur de 500 000fcfa, mais a fait face à une fin de non-recevoir. Il encourt au moins cinq à dix ans d’emprisonnement selon les juristes.

Ce type d’acte révolte les populations du Cameroun qui ont encore le souvenir des fillettes violées et même tuées entre février et avril respectivement dans les villes de Douala et Buea et âgées de 10 et 13 ans. Elles se joignent à la famille de la petite pour réclamer justice.

Chanelle NDENGBE

 

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