Entre jalousie ou vol d’argent, les questions se posent sur les mobiles du crime, qui implique également deux proches de la compagne de la victime.
Léonie Raissa Eyenga est la jeune fille qui a été interpellée suite à la découverte macabre du corps de son compagnon avec lequel elle avait bagarré la veille. La jeune fille qui s’est déclarée innocente dans un premier temps a fini par faire des révélations impliquant un amant.
Si l’affaire est devenue virale sur les réseaux sociaux il y a peu, il faut remonter au mois de mai pour comprendre cette histoire. C’est dans la nuit du 20 au 21 mai 2026 que Souleymanou Ousmanou, 47 ans été assassiné, au quartier Tindamba dans la ville de Bertoua, région du soleil levant. Le 19 mai, il est rentré de Ndema, où il exerce son métier d’artisan orpailleur. Le soir du 20 mai 2026, le quadragénaire a été aperçu dans un bar du quartier, le bar appelé Aladin. Il était entouré de femmes à qui il partageait des billets de banque. Une scène que sa concubine Raïssa Eyenga, n’a pas supportée. La jeune fille de 21 ans a exprimé son mécontentement à son concubin, et celui-ci aurait rétorqué : « je fais ce que je veux de mon argent ». C’est sur ces mots qu’une bagarre a été enclenchée. La tante de la concubine s’y est mêlée aux côtés de sa nièce. Grâce à l’intervention rapide des habitants du quartier, la bagarre a pris fin et chacun est parti de son côté. La fille a pris une direction avec sa tante et l’homme est allé dans un autre sens.
Mais peu après cet incident, la jeune fille serait ressortie avec un homme pour pourchasser Souleymanou. Cet homme qui accompagnait Raïssa Léonie est son amant, un certain Dolike Francis, selon le média local East Cameroon News. Alors que la cible tentait de leur échapper, ils l’auraient finalement coincée dans un champ de maïs. Le quadragénaire a été abattu à l’aide d’un gourdin. Il a été dépouillé de la somme de 2 millions francs CFA avant d’être jeté dans une fosse. Une habitante du quartier a découvert son corps au petit matin du 21 mai et a alerté les voisins et la police.
Sur les lieux, les éléments de la division régionale de la police judiciaire ont commencé leurs investigations. Raïssa Léonie est interrogée. Elle exprime l’étonnement face à la dépouille de son concubin et fait part à la police d’un couple qui vivait en paix, sans histoire. Elle nie donc toute implication dans le meurtre de sieur Souleymanou. Mais la perquisition de son domicile la confond. Ce qui est découvert sous son lit constitue des preuves irréfutables de son implication dans le meurtre. « Sous son lit, des vêtements alourdis de boue et de traces de sang et un bermuda boueux« .
Face à cette découverte, la jeune fille passe aux aveux et révèle avoir agi avec la complicité de sa tante et son amant. Du trio, seules Eyenga Raissa Léonie et sa tante Nanga Doris sont aux arrêts. Le 3e suspect Dolike Francis, en fuite, est activement recherché. Il pourrait être celui qui a récupéré l’argent pris sur la victime, car ces deux millions n’ont pas été retrouvés chez ses complices.
Le cas Souleymanou Ousmane es le 8e cas de masculinicide enregistré par notre rédaction en cette année 2026. Une situation inquiétante qui remet à jour les sensibilisations contre la violence au sein des couples.
Chanelle NDENGBE
