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MOUKOKO OZANNE DU COLLÈGE DE LA SALLE ET DOUMAGUI JULIE : DEUX HISTOIRES DIFFÉRENTES MAIS UN LIEN

Les deux affaires qui éclatent en même temps nous ont conduits ce jour au collège de La Salle, au lycée Mongo Joseph et dans la famille de l’une des défuntes.

Le collège de La Salle d’Akwa serait le lieu où est décédée, dans des circonstances troubles, la petite Ozanne, selon un communiqué de sa famille. L’élève de la classe de 5e est arrivée le même jour à l’hôpital Laquintinie avec une apprenante du lycée Mongo Joseph, dont les circonstances du décès ont fait l’objet de rumeurs intrigantes.

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Forte présence policière au collège de La Salle face au rendez-vous de la presse avec le père de la victime

Les journalistes ont répondu à l’appel du papa d’Ozanne ce mercredi 23 septembre 2026. Sieur Moukoko Henri devait officiellement prendre la parole devant le collège de La Salle. En attendant, les journalistes ont fait face à une présence policière musclée et à des tentatives de refoulement.

Finalement, le point de presse a été reporté à une date ultérieure, comme l’a annoncé le journaliste syndicaliste Mathieu Nathanael Njog. « Au regard de ma responsabilité syndicale… la famille a décidé de passer par moi pour vous transmettre cette communication. Au regard de la militarisation des lieux, le parent de l’élève décédée a décidé de reporter sa conférence de presse qu’il souhaitait faire debout devant le collège de La Salle pour apporter des éléments qu’il détient sur le décès de sa fille », renseigne le senior journaliste.

Après le collège de La Salle, nous nous sommes intéressés à l’affaire de l’élève du lycée Mongo Joseph. Après un passage dans cet établissement où nous n’avons pas été reçus, nous sommes allés à la rencontre de la famille à son domicile à New-Bell, dans le 2e arrondissement de la ville.

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Les parents de Julie démentent les rumeurs de viol et réclament le corps de leur enfant

Du même âge qu’Ozanne, la petite Julie Doumagui était scolarisée en classe de 6e au lycée Mongo Joseph. Faute de moyens, c’est la semaine dernière qu’elle a repris l’école, mais elle n’a pas terminé la semaine en raison d’un mauvais état de santé, comme nous l’ont appris la famille et le voisinage. Elle était donc à la maison mercredi, jeudi et vendredi, jour où elle a été conduite à l’hôpital Laquintinie suite à la dégradation de son état de santé.

« Mercredi, elle est rentrée des classes à 9 h en disant que ça n’allait pas. Sa mère a cru que c’étaient des vers comme elle a vomi en classe. Elle a acheté des remèdes contre les vers et les a donnés à Julie. Elle est allée faire son commerce comme d’habitude et puis elle est rentrée. Vendredi, elle a vu que ça n’allait pas. Elle a pris Julie et l’a amenée à l’hôpital de New-Bell. À l’hôpital de New-Bell, on nous a envoyés à Laquintinie. L’enfant est décédée à 17 h. On nous a appelés ici à 17 h pour nous dire que l’enfant était décédée »,

informe une voisine en présence de la maman, Zaïna Suzanne, visiblement trop affaiblie pour prendre la parole face aux journalistes. Elle confirme néanmoins que sa fille a été malade pendant trois jours, soit de mercredi à vendredi, et supplie les autorités de lui permettre de récupérer la dépouille sans complications. Car, sans explications concrètes, le corps n’a pas été remis à la famille pour l’inhumation selon leur tradition, et l’affaire a pris une tournure aux allures d’enquête avec des convocations à la Division régionale de la police judiciaire du Littoral.

« Malgré tout, Dieu a appelé notre fille. Nous demandons pardon à l’État. Qu’est-ce que nous avons fait ? On a frappé l’enfant ? Non ! C’est la maladie, Dieu l’a appelée. On nous a appelés à la brigade pour faire l’enquête, aujourd’hui encore on nous a appelés. On a appelé la maman; la maman explique qu’elle ne veut pas de problème, elle ne veut pas qu’on autopsie le corps de sa fille. Chez nous, quand Dieu appelle quelqu’un, on ne peut pas garder le corps, on enterre directement… Mais l’État nous menace »,

a déclaré sieur Vawa Mahai, chef de famille.

Deux histoires qui font écho sur les réseaux sociaux, mais qui sont différentes selon la position des deux familles et malgré la coïncidence de la date de décès, le 18 septembre 2026. Cependant, des questions restent sans réponses, notamment au sujet des raisons de la confiscation du corps de la petite Julie, sans communication officielle des deux côtés. Deux histoires qui touchent énormément le public camerounais.

Chanelle NDENGBE

 

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