Face à ce que l’UDC perçoit comme une injustice électorale, les députés de ce parti d’opposition ont symboliquement exprimé leur indignation à l’hémicycle, à l’occasion de l’ouverture de la 3e session parlementaire.
Il y a eu du grabuge à l’Assemblée nationale le lundi, 3 novembre 2025, à l’occasion de la 3e rentrée parlementaire de l’année 2025, à Yaoundé. Alors qu’elle est axée sur la prestation de serment du Président Paul Biya et l’adoption de la loi des finances 2026, le Cameroun sombre dans la crise électorale qui a déjà fait plusieurs morts et de nombreux dommages matériels, sur fond de contestations partagées par l’UDC et dénoncées par les députés de ce parti à l’occasion de la rentrée parlementaire.
La crise post-électorale a éclaté sur fond de contestations des résultats de l’élection présidentielle du 12 octobre, à l’issue de laquelle, Paul Biya a été proclamé vainqueur le 27 octobre dernier par le conseil constitutionnel. Si Issa Tchiroma Bakary, l’ex-ministre arrivé officiellement en 2e position, est en principale ligne dans la contestation des résultats du scrutin dont il revendique la victoire, l’Union démocratique du Cameroun (UDC) représentée à la présidentielle par sa présidente nationale Patricia Tomaïno Ndam Njoya, conteste également ces résultats. Le parti d’opposition dénonce l’oppression du peuple par le système en place, la trahison et l’injustice électorale, tels qu’exprimés par les députés du parti sur une banderole qu’ils ont brandi en signe de protestation devant l’hémicycle. « Nous refusons le silence face à un système qui opprime, divise et trahit la confiance du peuple. Nous réclamons : justice électorale, actes courageux et forts, et non promesses ni mépris, pour la vérité et la paix. Nous sommes l’UDC : la voix de celles et ceux qui croient encore que notre pays mérite mieux », peut-on lire sur ladite banderole.
Sur sa page officielle Facebook, la leader du parti et maire de Foumban a ajouté : « Nous sommes un parti d’opposition, et nous l’assumons pleinement, parce que s’opposer à l’injustice n’est pas un choix, c’est un devoir. Nous portons la Foi d’un Cameroun debout, décidé à tourner la page et à ouvrir une Nouvelle Ère ».
Alors que le Président Paul Biya, s’apprête à être investi pour un 8e mandat, la crise post-électorale continue de secouer le pays où le principal opposant Issa Tchiroma Bakary a appelé aux villes mortes, les trois premiers jours précédant la prestation de serment prévue pour le 6 novembre 2025 à Yaoundé.
Chanelle NDENGBE
