PARLEMENT: CINQ FEMMES ÉLUES À LA TÊTE DES COMMISSIONS GÉNÉRALES

5 des 18 commissions de l’Assemblée nationale et du Sénat sont dirigées par des femmes, sénatrices et députées.

Les dames parlementaires sont à la tête des bureaux de leurs commissions respectives à l’issue d’un vote effectué le mardi 26 mars dernier. Elles sont deux sénatrices et trois députées.

Au Sénat: Okala Nicole et Eno Emma Lafon

Seules deux commissions sur les neuf de la chambre haute du parlement ont été confiées par vote aux sénatrices. Il s’agit de Nicole Okala, présidente de la commission des affaires étrangères, et Eno Emma Lafon, cheffe de la commission des affaires culturelles, sociales et familiales. Les deux sénatrices sont membres du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).

À l’Assemblée nationale…

L’effectif des femmes à la tête des commissions à la chambre basse du parlement est légèrement supérieur à celui du Sénat. Nous avons l’honorable Moutymbo Rosette epse Ayayi nommée à la tête de la commission des finances et du budget. L’honorable Man Jacqueline Christiane, présidente de la commission des résolutions et des pétitions. Comme au Sénat, le trône de la commission des affaires culturelles, sociales et familiales est également occupé par une femme en la personne de Douvaouissa Aïssa . Cette dernière est la seule législatrice qui appartient à l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), ses conseurs suscitées sont toutes membres du parti au pouvoir.

Même si les dirigeantes sont félicitées, le chiffre des femmes parlementaires élues à la tête des commissions est qualifié comme faible par plus d’un et renforce la réflexion sur l’accession des femmes au postes stratégiques. À l’occasion de la récente édition de la journée internationale des droits des femmes, le Parti Action rappelait tristement qu’aucune femme n’a jamais été premier ministre au Cameroun, ni président de l’assemblée nationale, encore moins du Sénat.

D’ailleurs selon les chiffres actuels, 33 femmes siègent au Sénat face à 67 hommes et l’on compte 61 femmes à l’assemblée nationale face à 119 hommes. La question du pourquoi est toujours soulevée. La faible implication des femmes en politique fait partie des éléments de réponses proposés par plusieurs, et la sensibilisation est prônée pour amener les femmes à proposer leur leadership dans tous les secteurs de la politique .

Chanelle NDENGBE

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