La fillette a ouvert la porte à la femme qui a mis fin à ses jours dans la plus grande atrocité, une tragédie qui interloque l’ensemble des Camerounais.
Au quartier Nkolndongo à Yaoundé, capitale politique du Cameroun, l’horreur s’est produite dans la nuit du samedi 27 juin 2026. Une fillette de 10 ans a été poignardée à plusieurs reprises par une voisine âgée d’une vingtaine d’années, adepte d’une église de réveil, qui fait des déclarations troublantes.
Cette jeune femme est allée au domicile des parents de sa victime la nuit du samedi en l’absence de ces derniers. A la porte, elle a toqué avec insistance pendant plusieurs minutes au point de contraindre l’aînée à ouvrir sous l’effet de la peur. Sylvana, âgée de 10 ans en ouvrant la porte s’est donc retrouvée face à la femme qui est devenue son assassin. « Elle avait l’habitude de venir dans cette concession. Et à la base, les enfants là, ils n’ouvrent pas les portes aux gens qu’ils ne connaissent pas. Elle a tellement insisté qu’elle aurait même cassé les nacos au point où ça a dû faire peur à Sylvana qui a fini par ouvrir la porte. Et lorsqu’elle a ouvert la porte, la criminelle l’a accueillie directement avec un couteau », relate un proche à la presse. C’est ce couteau qui a été asséné 17 fois à la fillette de 10 ans, selon un rapport médical. Le pire était donc inévitable, la petite Sylvana a succombé. « Elle lui a ouvert la lèvre supérieure, elle lui a ouvert le dos avec un couteau … C’est ce que j’ai constaté quand j’ai trouvé ma fille, ma petite Sylvana couchée, sans vie », ajoute-il. Autour de ce crime, des pratiques étranges qui ne sont pas passées inaperçues. « Elle a fait un rituel là jusqu’à ce qu’elle commette son crime. Lorsqu’elle a terminé son crime, elle est revenue continuer le rituel et je pense que c’était maintenant pour finir avec les deux petits-enfants et c’est en ce moment que leur père est arrivé ».
La jeune dame qui a pris la fuite après son forfait été interpellée le dimanche 28 juin, elle est passée aux aveux, ce qui rend davantage l’affaire troublante. Elle cite plusieurs noms comme l’ayant guidée spirituellement à commettre le crime, parmi lesquels un certain « apôtre… Foka ». « L’Apôtre Dani Foka m’a appelée spirituellement…. J’ai seulement mis le pied, je l’ai seulement poignardée avec le pied, avec le pied que je ne veux pas la tuer, que s’il te plaît ne me tue pas ici. C’est le fils de l’homme qui m’envoie ». Dit-elle dans un état dans un état d’anxiété avant de prétendre qu’elle aurait pris sa victime pour un python.
Est-ce une maladie mentale qui est à l’origine de cet autre meurtre ? La criminelle aurait-elle agi sous l’effet des forces obscures ? Difficile de répondre à ces questions pour le moment. Une enquête est ouverte sur cette affaire d’une grande tristesse qui fait renaître des débats sur la santé mentale et l’influence négative de certains lieux de culte.
Chanelle NDENGBE
