En marge du 36ème sommet de l’Union Africaine, les épouses des chefs d’Etats ont, elles aussi, tenu leurs réunions dans le cadre de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le Développement (OPDAD).
Ces rencontres se sont déroulées dans la capitale de l’Union Africaine à Addis-Abeba en Ethiopie, du 15 au 18 février 2023.
Le point des échanges
Organisée sous le thème « combler les écarts en matière d’équité entre les sexes », la 27e édition de cette assemblée générale dirigée par Monica Geingos, Première dame de la Namibie a examiné bon nombre de points inscrits à l’ordre du jour.
De ces points, les Premières dames examinaient le bilan de l’exercice de l’année 2022, ont étudié et adopté le budget de l’année 2023, ont également défini les objectifs et le plan d’action des activités de l’année 2023. En vue de la bonne marche de l’organisation et dans le souci de la transparence, l’une des décisions les plus capitales des échanges a été celle de la mobilisation des ressources et des modalités de partenariats clairs avec les donateurs.
Associer le développement du continent aux questions de paix a également fait l’objet d’une suggestion, celle de la première dame du Nigéria Aisha Buari. Celle-ci sollicitait de la présidente de l’organisation, une fusion de l’OPDAD et la Mission de Paix des Premières femmes de l’Afrique (MIPREDA) qu’elle dirige actuellement. Toutefois la proposition a été posée sur la table des réflexions de la prochaine assemblée. Au final, la présidente a conclu que « l’efficacité opérationnelle, la mobilisation des ressources, le renforcement des collaborations et visibilité accrue seront autant de priorités dans les futurs travaux » a écrit Monica Geingos sur sa page officielle Facebook.
L’épanouissement de la femme et de l’enfant au cœur des préoccupations de l’OPDAD
La question majeure qui revient depuis des années sur le tableau des objectifs de l’organe est « l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et l’éradication de l’épidémie de Sida d’ici 2030 ». La leader a affirmé l’atteinte de cet objectif et réaffirmé le progrès social à travers la promotion de la femme, en matière d’éducation et d’autonomisation. Les violences faites aux femmes seraient donc en théorie le combat permanent des épouses des chefs d’Etats.
En pratique, les premières dames concrétisent leurs résolutions au niveau national à travers les plateformes créées à cet effet. C’est ce que fait Dominique Ouattara en Côte d’Ivoire avec « Children of African », ou encore Brigitte Touadera de la République Centrafricaine avec « Cri de cœur d’une mère ». Ça ferait également partie intégrante des travaux de la «Fondation Chantal Biya » de la Première dame du Cameroun dont l’absence à cette édition de l’OPDAD n’est passée inaperçue.
Que suggère l’absence du Cameroun?
Une fois les extraits des réunions diffusés sur les chaînes de télévisions, les camerounais n’ont pas tardé à constater l’absence de leur Première dame au cours de cette assemblée pourtant fort représentée au vu des rapports visuels. La raison perturbe donc les esprits. Si l’on s’en tient aux méthodes d’interventions suscitées, la Première dame Camerounaise Chantal Biya apporte sa pierre à l’édifice avec la Fondation Chantal Biya dans le cadre des soins de santé aux plus démunis, mais est-ce à suffisance? On répondrait par la négation en raison des décès qui se multiplient au Cameroun pour incapacité d’accès aux soins médicaux. Il va de soi que la demande est supérieure aux efforts déjà consentis par la fondation.
Si les mobiles de son absence ne sont pas connus, il demeure important que la voix du Cameroun soit entendue à un tel niveau régional grâce à sa représentante, épouse du Chef de la nation, afin que cette dernière bénéficie des intérêts favorables à son développement, en même temps qu’elle apporte sa plus-value aux autres nations.
Chanelle NDENGBE
