A deux mois de la rentrée scolaire, les autorités en charge de l’éducation annoncent la suspension des frais exigibles, d’examens et ceux des associations des parents d’élèves et enseignants (APEE).
C’est une annonce qui fait couler beaucoup d’encre. Les polémiques s’observent sur la toile par rapport au mobile de cette mesure et par rapport à sa durabilité.
Mardi dernier, le délégué régional des enseignements secondaires pour l’Ouest, a ordonné dans un communiqué, sur instruction de la ministre Navola Lyonga, l’arrêt de perception des frais d’APEE jusqu’à nouvel ordre.
« Sur instruction de son Excellence Madame la Ministre des Enseignements Secondaires, la perception des frais exigibles, d’examens, d’APEE dans tous les établissements publics pour le compte de l’année 2024-2025 reste formellement suspendue jusqu’à nouvel ordre»,
indique le communiqué du délégué. Un communiqué qui a enjoué le cœur de plusieurs parents à la première lecture, car le paiement des frais d’APEE constitue une véritable torture pour les parents qui ont souvent décrié le montant abusif dans certains établissements secondaires. D’autres par contre sont restés sceptiques. Ces derniers qui jouent les thomas disent n’avoir pas confiance aux promesses du gouvernement. Cette mesure qui tombe à l’aube des échéances électorales est de l’avis de plusieurs une pré-campagne du parti au pouvoir. Pour ces personnes, le gouvernement voudrait par-là conquérir les cœurs de nombreux parents et potentiels électeurs.
Au sein de l’opinion publique, plus d’un estime que le communiqué a été mal perçu par ceux qui s’en réjouissent. Selon cette poignée de personnes dont des enseignants, il ne s’agit pas d’une suspension des frais pour l’année scolaire prochaine, « c’est même d’ailleurs inconcevable !», pour reprendre l’un deux. Il s’agit plutôt d’une mesure qui voudrait faire respecter le congé du personnel au sein des établissements publics et éviter d’éventuels irrégularités. L’expression «jusqu’à nouvel ordre » serait parlante et ne saurait aller au-delà de septembre prochain. « Il est question d’attendre la décision du ministre autorisant le début du paiement. Certains se permettaient de percevoir ces frais avant le lancement officiel des inscriptions dans les lycées, CES et CETIC », réagit un internaute sur Griote. « Les activités financières s’arrêtent dans les établissements scolaires publiques durant les congés pour reprendre à la rentrée du personnel », déclare un autre internaute.
Face ces différentes polémiques, l’intervention de la patronne de l’Enseignement secondaire est attendue pour confirmer le paiement ou non des frais énoncés dans le communiqué de la délégation régionale pour l’année scolaire 2024-2025. Cette confirmation reste attendue par les parents qui disent ne pas vouloir de mauvaises surprises.
Chanelle NDENGBE
