La police a annoncé l’arrestation d’un homme suspecté de plusieurs crimes qui se sont succédés au quartier Ndogbong dans la ville de Douala, dont des meurtres de femmes.
Son visage diffusé sur internet est plutôt celui d’un homme « responsable », loin de l’image classique d’un criminel. Et pourtant, le quadragénaire interpellé est présenté comme un tueur en serie. Ses victimes au quartier Ndogbong dans le 5e arrondissement de la ville de Douala. ont été enregistrées entre juillet et novembre 2024. Trois de ces victimes (01 homme et 02 femmes) ont perdu la vie. Ces femmes sont identifiées comme Diane Bema Belinga, 28 ans et Agbor Charity Ebob, qui a été violée avant d’être tuée.
C’est le commissariat de sécurité publique du 10e arrondissement qui communique sur la macabre histoire de cet homme activement recherché depuis quelques temps. Des opérations organisées à cet effet ont abouti à son interpellation. Celui-ci portait une arme blanche au moment de son arrestation. «Une opération de surveillance et de filature a abouti à l’interpellation, dans la nuit du 17 au 18 novembre 2024, vers 01 heure, à Ndogbong, lieu dit «rue des pavés», d’un individu activement recherché, armé d’un couteau de cuisine», indique le communiqué signé par le commissaire principal de police Elong Mboule Mboule Roudolphe. Le nom du suspect n’est indiqué dans le communiqué, mais il est décrit comme une homme « grand d’1,89m, 85kg environs, teint clair, baraqué, petits yeux, 42 ans, une voix et aux allures de responsable». Selon la police, il est «directement lié à ses effroyables forfaits ».
Son exploitation a confirmé les suspicions policières. En effet, parmi les objets saisis au cours d’une perquisition à son domicile, des victimes ont reconnu leurs biens arrachés lors de leurs agressions. «Pour certaines à bord des voitures».
Justice est donc en cours pour Diane Bema, tuée au petit matin du 3 novembre au seuil de son domicile au lieu-dit Zachman, laissant un bébé de 5 mois, pour Agbor Charity Ebob, violée et tuée dans la nuit du 14 au 15 septembre dernier, même nuit où Serges Eugène Guimezap a été tué. L’étudiante Amelie Ngos Ngos et son chauffeur de Taxi Yango Kegne Foko Ronald avaient échappé à la mort, mais sont toujours traumatisés par l’agression survenue dans la nuit du 2 au 3 novembre 2024. Le présumé criminel faisait ainsi plusieurs victimes les mêmes nuits, un véritable danger public qu’il était urgent de mettre hors d’état de nuire.
Chanelle Ndengbe
