Le gouvernement camerounais a livré une conférence de presse face à des chiffres alarmants qui témoignent d’une crise sécuritaire sans précédents pour les femmes et les enfants.
Dans un point de presse aux côtés du ministre de la Justice et de la ministre de la promotion de la femme et de la famille, le ministre de communication, porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, a annoncé un plan de riposte contre les féminicides et infanticides. C’est ainsi que le gouvernement camerounais a ouvert le mois de juin 2026 en annonçant ce plan riposte.
54% meurtres de femmes enregistrés entre 2023 et 2025 avec 174 meurtres de femmes enregistrés de 2023 à 2025. Des chiffres effrayants qui interpellent surtout sur l’urgence de mesures efficaces pour stopper la saignée qui s’associe à celle des infanticides également à la mode au Cameroun. Réné Emmanuel Sadi a laissé entendre au cours de cette communication spéciale que le cri d’alarme a fini par trouver l’écho officiel. « Chaque vie arrachée est une tragédie de trop. Le temps de l’indignation passive est révolu », a déclaré le porte-parole du gouvernement. Il annonce une réplique organisée en trois plans. La rigoureuse réponse judiciaire, la protection et la prise en charge des victimes, la sensibilisation et la vigilance de la communauté nationale sont à retenir. Le durcissement de la justice sera possible selon le ministre, grâce à une collaboration renforcée des ministères de la Justice, de la promotion de la femme et de la famille, ainsi que du ministère des affaires sociales en vue de faciliter les traitements des dossiers liés aux infanticides et aux féminicides. Pour ce qui est de la prise en charge des victimes, le gouvernement a annoncé la création des centres d’écoute et de refuge dans les dix régions du pays pour les victimes des violences basées sur le genre afin que le silence soit brisé pour prévenir féminicides et infanticides. Enfin des campagnes de sensibilisation sont annoncées dans les zones rurales et urbaines. Des campagnes qui vont impliquer les chefs communautaires, les autorités traditionnelles et administratives afin de passer le message pour barrer la voie aux féminicides et infanticides.
Des mesures annoncées alors que le public exprime des inquiétudes sur le traitement judiciaire des affaires récentes dont le cas Divine Mbarga sur lequel le gouvernement n’était pourtant pas resté sans discours. L’application de la riposte gouvernementale est donc attendue sur le terrain ainsi que ses résultats.
Chanelle NDENGBE
