www.griote.tv

MÉDECINE : UNE CHERCHEUSE CAMEROUNAISE AU PREMIER PLAN MONDIAL AVEC DES TRAVAUX NOVATEURS CONTRE LE PALUDISME

La chercheuse camerounaise a présenté une thèse révolutionnaire sur le paludisme à l’université de Yaoundé 1.

Son nom résonne désormais comme celui d’une pionnière. Dr. Christiane Donkeu a fait une découverte inédite sur le Plasmodium falciparum, le parasite responsable du paludisme, et sur les moyens de lui barrer la voie. C’est ce qu’elle a démontré lors de sa soutenance de thèse à la Faculté des sciences de l’université de Yaoundé 1.

« Identification et caractérisation fonctionnelle des protéines d’adhésion cellulaire de type intégrine de Plasmodium falciparum (Laveran, 1880) » est l’intitulé des travaux de thèse de Christiane Donkeu en biologie et physiologie animales. Après avoir expliqué le mécanisme d’action du Plasmodium falciparum dans la survenue du paludisme, la docteure en parasitologie et écologie propose des connaissances inédites et prometteuses pour le traitement et la prévention de cette maladie.

Responsable de la forme la plus grave de paludisme, le Plasmodium falciparum agit en attaquant les globules rouges, ces cellules qui transportent l’oxygène dans le sang. Ce faisant, le parasite utilise une protéine lui permettant de s’accrocher dans l’organisme. Cette protéine, nommée PFE1445C, est donc une sorte de « clé » et c’est sur celle-ci que la chercheuse propose sa riposte. Dans ses travaux, Christiane Donkeu démontre que si l’on fabrique des anticorps — c’est-à-dire des cellules de défense naturelles — contre cette clé, le Plasmodium falciparum arrivera difficilement à envahir les globules rouges.

C’est donc une recherche qui apporte une contribution originale à la compréhension des mécanismes biologiques du parasite responsable de la forme la plus grave du paludisme, et qui ouvre des perspectives pour l’élaboration d’un vaccin et d’un traitement. Comme l’a expliqué la chercheuse au micro d’AJ+ : « La protéine qu’on a identifiée n’avait jamais été identifiée auparavant. Elle a un rôle très important, mis en évidence au cours de nos travaux de recherche, et qui peut être utilisé comme candidat vaccin contre le paludisme. »

Hissée au premier rang mondial grâce à cette recherche originale, la parasitologue camerounaise pourrait bien devenir la première à produire le vaccin qui barrera la voie au paludisme, responsable de plus de 610 000 décès dans le monde selon un rapport de l’OMS en 2025. C’est dès lors sans surprise que le jury a accordé la mention Très honorable à la candidate lors de sa soutenance, le 23 juillet 2026. Ses travaux ont été réalisés sous la codirection du Dr Lawrence Ayong, directeur de recherche et chef du Laboratoire de paludologie du Centre Pasteur du Cameroun, lequel a servi de terrain d’étude et de centre de documentation à la chercheuse.

Chanelle NDENGBE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!
Top