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RECHERCHE SCIENTIFIQUE : LA HIGHER WOMEN CONSORTIUM RETOURNE AUX SOURCES POUR CAPACITER LES JEUNES CHERCHEUSES

Au cours du 8e symposium du consortium de la Higher Women, s’est invitée une pratique ancestrale africaine qui garantissait l’instruction et l’édification : « Autour du feu ».

Parce que les universitaires femmes sont confrontées à de nombreuses difficultés liées à leur sexe, de nature à entacher leur carrière, les espaces de rencontres où les séniores de la recherche scientifique tiennent la main aux juniores revêtent une importance capitale. En ce sens, le consortium de la Higher Women s’est tenu en sa 8e édition avec des présentations et des ateliers formateurs et galvanisants. C’est ainsi qu’il y a eu « Autour du feu », un atelier animé par la Professeure Marguerite Tcheundem Kenmogne. Cet atelier, inspiré des traditions africaines, invitait les universitaires à s’ouvrir sur les soucis qui les accablent même hors de l’université et à apprendre des expériences des autres.

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Pr Kenmogne Marguerite

« On retenait qu’il ne faut jamais perdre courage quelles que soient les difficultés rencontrées pendant la recherche, on partage avec les autres. Les difficultés rencontrées dans la vie familiale, dans la vie sociale. Parce que beaucoup de femmes n’évoluent pas, non pas parce qu’elles n’ont pas d’intelligence, mais parce que généralement elles rencontrent certaines difficultés qui ne sont même pas liées à la recherche, mais qui affectent leur évolution dans la carrière professionnelle. Dans nos traditions, après le travail de la journée, on s’asseyait autour du feu pour se raconter des histoires, pour édifier les enfants. C’était donc le soir, autour du feu, qu’on se racontait les expériences. Et à partir de ces expériences, les enfants étaient inspirés. C’est donc une source d’inspiration pour nous. On n’a pas choisi cet atelier au hasard »,

a expliqué l’enseignante de biochimie à l’université de Yaoundé 1.

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Pr Wogaing Jeanette

L’association Higher Women rassemble les mentors et les mentees pour l’excellence et l’épanouissement des femmes dans la recherche scientifique du domaine de la santé.

«C’est une association qui regroupe les universitaires femmes titulaires de master et doctorat pour renforcer leurs capacités. C’est aussi dans le cadre du programme Mentor-Mentee. C’est un programme dans lequel les aînées, les premières recrues, tiennent la main aux plus jeunes pour leur montrer le chemin. Parce que la réalité est que les femmes sont confrontées à beaucoup de difficultés. Il y a les barrières socioculturelles ou le sexisme, et donc quand on met les femmes ensemble, elles partagent les difficultés auxquelles elles sont confrontées et même les obstacles dans leur carrière professionnelle »,

a argué la professeure anthropologue Jeannette Wogaing, coordonnatrice de l’association pour le Littoral et le Sud-Ouest.

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Pr. Céline Nkenfou

Pour le 8e workshop tenu du 27 au 29 août 2026 à Douala, la présidente de la commission scientifique, la Professeure Céline Nkenfou, a révélé au micro de Griote les missions et les objectifs :

« Derrière l’organisation d’un workshop comme celui-ci, le plan c’est d’abord la qualité des présentations, ce qui va meubler les différentes sessions. Nous sommes donc à la 8e édition du consortium, une réunion annuelle si je peux dire et l’objectif principal de cette édition était de former les deux dernières promotions de mentees et celle qui a été recrutée cette année. Nous avions donc trois promotions à former, à construire leurs carrières scientifiques. Au cours des présentations, il s’agissait de voir comment rédiger un CV, comment utiliser les opportunités pour construire une équipe de recherche, et comment présenter des projets pour financer la recherche, parce qu’on ne fait pas de recherche sans financements. »

Trois journées scientifiques satisfaisantes du côté des mentors et des mentees. « Je suis très heureuse d’avoir participé. J’ai tellement appris et je me sens apte au sortir d’ici à relever les défis que je rencontre », a réagi Lydie Kamga, participante qui exprime également son impatience pour la prochaine édition.

Chanelle NDENGBE

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