La représentante de la diaspora France a remporté le titre de Miss Cameroun face à 22 candidates, un sacre qui suscite de l’effervescence.
La couronne de reine de beauté du Cameroun a une nouvelle propriétaire en la personne de Maellys Ngo Mboui. La candidate représentant la diaspora camerounaise de France s’est distinguée par un parcours aux allures de pyramide durant la longue aventure du concours Miss Cameroun 2026.
Du haut de ses 1,88 m, Maellys Ngo Mboui a débuté l’aventure du concours national en mars dernier et a été élue Miss Diaspora France, une élection qui l’a qualifiée pour la finale du 19 septembre 2026. Progressivement, la jeune fille perçue comme timide au départ s’est hissée parmi les favorites après avoir marqué les esprits par ses idées développées avec une éloquence séduisante. Les Camerounais ont découvert une jeune fille qui « coche toutes les cases » par son travail, sa sobriété, sa beauté et son intelligence, traduite par son parcours universitaire polyvalent qui intègre des études en mathématiques-informatique et en économie-gestion. Avec Cameroonian Girls in STEAM (Sciences, Technologies, Ingénierie, Arts et Mathématiques) dont elle est la fondatrice, elle a œuvré pour l’excellence des jeunes filles dans les disciplines scientifiques et a promu une présence saine en ligne avec le projet «Girls in Cyber » dans le cadre de sa campagne. C’est donc le choix de nombreux Camerounais qui a été sacré Miss Cameroun le soir du 19 septembre, succédant à Audrey Black Moutongo, qui avait porté la couronne après la destitution de Josiane Harangada Golonga.

Le sacre de Maellys intervient à la suite de tensions au sein du COMICA. Les défis sont ainsi grands pour la nouvelle reine de beauté qui devra répondre aux attentes du public camerounais sur des points primordiaux. Notamment un mandat sans scandale, bien différent de l’édition 2025. Une attente qui engage aussi le COMICA, tout comme sur la question des participations à l’international. Les amoureux de la compétition nationale exigeaient que l’élue du 19 septembre présente un profil capable d’offrir au Cameroun un bien meilleur classement que ceux des éditions passées aux concours Miss Monde et Miss Univers. Avant l’international, la Franco-Camerounaise est également attendue sur le terrain, alors que beaucoup se demandent comment elle s’impliquera dans son mandat du fait de sa double nationalité. Face à cette inquiétude, la Miss Cameroun pouvait déjà rassurer le soir de la finale au Palais des congrès : « Mon cœur n’a jamais voyagé, bien que je vive en Occident ». Elle vivra sur le territoire national tout au long de son mandat, conformément aux textes en vigueur.
Chanelle NDENGBE
