C’est un autre scandale qui émaille cette affaire qui dure déjà 71 jours depuis la délivrance du premier certificat médico-légal attestant que l’hymen de l’enfant a été détruit.
Aujourd’hui 13 décembre 2023 était prévue une confrontation entre la famille de la victime, ses avocats, l’Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes (ALVF) et Zinga Zinga Modric, l’auteur présumé du viol par ailleurs oncle de Ange (prénom d’emprunt), âgé de 28 ans.
Seulement, l’enquêtrice exige que la fillette de 8 ans raconte les faits devant son bourreau présumé et son père qui depuis le début de l’affaire défend son frère cadet. Il faut rappeler que Ange avait déclaré avoir été menacée de mort par son oncle si jamais elle le dénonçait. Dans la même lancée, sa belle-mère (nouvelle compagne de son père) lui aurait promis d’aller en enfer s’il lui arrivait d’en parler. Le mis en cause dans cette affaire était d’ailleurs accompagné ce jour par le géniteur de la fillette.
Au bout de 71 jours d’angoisse, l’affaire est désormais suivie par l’Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes (ALVF), Me Manfred Tombo et Me Atangana Bikouna.
Rappel des faits
6 septembre 2023 : Après les vacances chez son père, retour de Ange chez sa maman et constat d’une démarche inhabituelle. Interrogée avec insistance, elle finit par répondre « tonton junior (Zinga Zinga Modric) a mis son machin dans mes fesses». Elle dit également avoir été victime de menaces de ce dernier ainsi que de sa belle-mère (nouvelle compagne de son père). Le bourreau présumé lui aurait dit de garder le silence, sinon elle mourra. La belle-mère quant à elle lui aurait promis d’aller en enfer si jamais elle en parle. Par la suite, le père de la victime présumée déclare avoir fait des examens médicaux qui prouvent que sa fille n’a rien et qu’il s’agit de manigances de son ex compagne.
04 octobre 2023 : Un certificat médico-légal délivré par l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé indique que l’enfant a perdu son hymen avec à la clé un écoulement jaunâtre. Entre temps, Marie Madeleine Tsanga Adjongo reçoit des menaces de la famille de son ex compagnon, ainsi que celles d’un homme se présentant comme un agent de la légion de gendarmerie du centre à Yaoundé.
11 octobre 2023 : Une plainte contre le nommé Zinga Zinga Modric pour «outrage à la pudeur, viol, inceste sur un enfant de 8 ans» est déposée auprès du procureur du tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif.
16 octobre 2023 : Après collecte des fonds sous les soins de notre web média Griote, Ange est conduite à la l’hôpital pour une prise en charge médicale. Des prélèvements sont effectués au centre pasteur.
20 octobre 2023 : L’instruction du parquet diligente l’enquête à la légion de gendarmerie du Centre.
20 octobre 2023 : Zinga Ernest Désiré dépose une plainte contre Marie Madeleine Tsanga Adjongo et son frère aîné pour «diffamation, menaces sous condition et injures publiques ».
23 octobre 2023 : Marie Madeleine Tsanga Adjongo et son frère répondent à la convocation de la légion de gendarmerie du Centre. Mais le plaignant est absent. Elle est menacée par l’enquêtrice qui lui demande pourquoi les médias sont mêlés à cette affaire. Une réquisition est demandée pour compléter l’enquête et confronter les deux parties, ainsi qu’une contre-expertise médicale.
24 octobre 2023 : La contre-expertise demandée par la légion de gendarmerie du centre est effectuée à l’hôpital central de Yaoundé. Le Dr Ange Miche Zoa, médecin légiste confirme que l’hymen de l’enfant a été détruit, corroborant ce qui avait été révélé par l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique. L’information est de ce fait donnée que le rapport de l’hôpital central sera envoyé à l’enquêteur le même soir.
25 octobre 2023 : Marie Madeleine Tsanga Adjongo, mère de la petite Ange, arrive à la légion de gendarmerie à 09h30, heure de la convocation, est reçue à 13h. Elle est entendue et sa déposition retranscrite sur procès-verbal en présence de Me Tombo et un assistant social de l’Association de lutte contre les violences faites aux femmes. L’enquêtrice dit n’avoir pas encore reçu les résultats de la contre-expertise médicale, un autre rendez-vous est donné.
30 octobre 2023 : Marie Madeleine Tsanga Adjongo et sa filles Ange se rendent à la légion de gendarmerie du centre à 8H30, heure du rendez-vous, elles sont reçues à 13h. L’enfant est entendue, mais son papa une fois de plus est absent. Sur le plan médical, les résultats des examens effectués au centre pasteur indiquent que la fillette de 8 ans souffre d’une infection sexuellement transmissible.
06 novembre 2023 : L’assistant social de l’ALVF qui s’occupe de l’affaire se rend à la légion de gendarmerie pour savoir pourquoi il n’y a plus de suite, il rencontre le lieutenant Yves Banga qui parait embarrassé. Rendez-vous est donné le mercredi 8 novembre 2023.
8 novembre 2023 : Rencontre entre la maman de la victime présumée, l’enquêtrice, l’ALVF et l’avocat. Il ressort de cet échange que le présumé violeur a été entendu le 7 novembre et que toutes les personnes citées dans l’affaire devraient l’être également. Il est par la suite annoncé que la contre-expertise médicale n’est pas encore arrivée au niveau de l’enquêtrice.
14 novembre 2023: la tante de Ange (sœur de son père) dit à Marie Thérèse Tsanga Adjongo qu’elle ne va pas se rendre à la légion de gendarmerie dans le cadre de l’enquête parce qu’elle a essayé de poser les questions en famille, sans réponse concrète. Elle est l’une des personnes citées dans l’affaire.
16 novembre 2023: l’enquêtrice annonce à l’assistant social de l’ALVF qu’une confrontation est prévue la semaine du 19 novembre 2023, mais rien n’est fait.
23 octobre 2023 : relance de l’enquêtrice qui dit attendre les résultats des examens de la contre-expertise réalisée par l’hôpital central pourtant disponibles depuis le 24 octobre 2023.
27 novembre 2023 : relance de l’assistant social de l’ALVF à l’endroit du lieutenant Yves Banga responsable de l’enquête, qui déclare toujours attendre les résultats de la contre-expertise.
13 décembre 2023: date prévue pour la confrontation renvoyée au mardi 19 décembre 2023 avec exigence de la présence de la fillette de 8 ans.
Nous continuons à suivre cette affaire pour vous permettre de vivre les difficultés que rencontrent les victimes des violences au Cameroun, ainsi que leurs familles.
Clarence YONGO

Le cameroun est devenue une vraie decheterie. La morale n’existe plus, la pitié non plus. Ni l’amour, ni le respect, ni la tradition n’existe plus. Les camerounais sont devenus des animaux sauvages qui se mangent les uns les autres. Le Cameroun est devenu une aurène de gladiateurs entrainés par une bande de batards sanguinaires et insatiables… Quelle Galère !