L’école Olympic Glory est sortie du silence à la suite de la résurgence, sur les réseaux sociaux, de l’affaire d’agression sexuelle subie par son élève Joyce Nawal, accompagnée d’une virulente vague d’accusations de complicité et de dissimulation.
Depuis plusieurs jours, des images d’un homme circulent sur les réseaux sociaux dans le cadre de l’affaire Bébé Joyce Nawal. Les textes qui accompagnent ces images indiquent que cet homme a été identifié par la jeune victime comme étant son agresseur. Selon ces publications, les faits d’agression sexuelle se seraient produits dans un appartement meublé situé à l’intérieur de l’établissement, avec la complicité d’une maîtresse qui aurait conduit la fillette de 3 ans vers son bourreau. Il y est également affirmé que l’établissement le protégerait au motif qu’il serait un proche parent de la fondatrice.
C’est à travers un communiqué officiel cosigné par la direction et la cellule de communication, le 29 septembre dernier, que l’établissement a réagi pour se défendre.
« Les clarifications de l’école relatives à l’affaire Joyce », comme titré en objet, contiennent un démenti formel face aux accusations de complicité et de dissimulation. « La direction dément formellement les affirmations selon lesquelles une enseignante aurait facilité des agissements délictueux ou que la direction de l’école accorderait une quelconque protection à un tiers ou à un membre de son entourage », lit-on dans le communiqué officiel.
En choisissant de ne pas s’exprimer sur l’identité de l’homme présenté comme le bourreau de l’élève, l’établissement n’a pas éteint la polémique sur les réseaux sociaux. Tout en réitérant son soutien à la famille et en témoignant de sa pleine coopération avec les autorités judiciaires et administratives, la direction appelle au « respect scrupuleux du secret de l’instruction face au lynchage médiatique ».
Cette affaire, qui avait éclaté en mai dernier en mobilisant l’opinion publique autour du complexe scolaire Olympic Glory d’Odza, ressurgit alors que le Cameroun est secoué par un autre drame impliquant un établissement scolaire. À Douala, la capitale économique, des allégations d’agression sexuelle entourant le décès troublant d’Ozanne Moukoko, élève au collège de La Salle, choquent l’opinion et font l’objet d’enquêtes policières depuis le 18 septembre dernier.
Chanelle NDENGBE
