La pyramide du bien-être au travail est dévoilée par le formateur certifié dans un livre, qui schématise un écosystème dont l’humain au cœur de la performance durable des organisations.
Le titre de cet ouvrage de Raphaël Tchomnou Ngantchop, formateur certifié et CEO de Focus RH s’intitule « La Pyramide du bien-être au travail : 8 leviers pour transformer vos équipes et bâtir une performance durable ». La présentation de l’ouvrage par l’auteur et les intervenants révèle la place capitale accordée à l’humain dans la construction du bien-être au travail, condition nécessaire d’une performance durable au sein des organisations.

Un constat accablant à l’origine de l’initiative
80 % des employés sont désengagés, selon un rapport publié en décembre 2025 sur le travail dans le monde. En commentant ce chiffre alarmant, l’auteur de La Pyramide du bien-être explique : « Cela veut dire que si vous êtes chef d’entreprise, vous payez le plein pot de salaire à quelqu’un qui ne met que 20 % de son énergie dans votre activité. » Une situation qui s’explique notamment par l’épuisement professionnel.
C’est d’ailleurs par le récit d’une expérience mettant à nu les dangers du burn-out que l’auteur a commencé son propos. Des employés qui n’arrivent plus à tenir à un moment donné, des collaborateurs qui s’effondrent à un instant parfois capital : cela arrive dans de nombreuses entreprises, selon les recherches de l’auteur. Une situation qui traduit le mal-être dans les organisations. Ce mal-être est souvent détecté par les dirigeants, mais le soigner constitue un véritable défi, car les leaders se trompent de cibles et de stratégies dans les initiatives qu’ils prennent pour remédier à ce fléau qui entrave la performance et le développement des entreprises.
En se documentant et en menant un travail de terrain, Raphaël Ngantchop, le CEO de Focus RH, a compris ce qui manquait aux entreprises pour conjuguer bien-être et performance durable, et propose de combler ce vide avec son nouvel ouvrage.

Trois composantes dont 8 leviers autour de l’humain : l’écosystème du bien-être et de la performance
Si la performance ne se décrète pas, elle se construit sur la durée — comme l’a déclaré le représentant de la préfacière —, elle s’appuie sur ce qui est humain et non sur ce qui est matériel. L’auteur l’a notamment compris au cours de l’un de ses voyages : « J’étais à Zanzibar et j’ai entendu quelqu’un dire : « Le temps qu’on consacre à l’humain, c’est du temps que l’on forme à la performance. » » Ce ne sont donc pas les finances ou les investissements technologiques qui priment, mais d’abord la transformation de l’équipe constituée d’hommes et de femmes.
Présentant la note de lecture de l’ouvrage, le Dr Roland Kwemain, formateur certifié en leadership et CEO de Go Ahead Africa, a expliqué que les leaders ne reconnaissaient pas toujours leurs collaborateurs comme l’actif principal de leur organisation : « Je demande toujours aux dirigeants : quel est, selon vous, votre principal actif ? Les réponses sont souvent les mêmes. Ils vont vous parler des équipements, des finances, des technologies… Puis je réponds : votre principal actif rentre chez lui tous les soirs et revient le lendemain matin. Ce sont vos collaborateurs… Car derrière chaque stratégie réussie, derrière chaque innovation, derrière chaque croissance durable, il y a toujours des femmes et des hommes qui ont choisi de donner le meilleur d’eux-mêmes. Et c’est précisément cela que porte avec force l’ouvrage que nous célébrons aujourd’hui. »
Pour remédier à ce malheureux constat, Raphaël Ngantchop ne propose pas seulement un livre de 300 pages préfacé par Asta Rosa Cissé, mais tout un écosystème baptisé WB-OS (Wellbeing Operating System), dont l’architecture comprend trois dimensions.
« Comment réussir à résoudre cela ? Ce qui se passe quand on fait le constat de ces éléments, c’est qu’on va organiser un pique-nique à droite, un déjeuner à gauche, un match de football ou des rencontres entre services, tout simplement pour soigner une plaie sans avoir creusé l’abcès. Résultat : un mois après… on repart au point zéro. C’est la raison pour laquelle il était important de s’arrêter pour se demander quels éléments peuvent, de manière systémique, intégrer le bien-être dans une organisation. Nous avons trois dimensions. La première dimension, c’est ce que j’ai appelé les piliers », a expliqué l’auteur.
Au nombre de huit (08), ces piliers visent respectivement :
- Le bien-être physique et psychologique ;
- Le bien-être relationnel ;
- Le bien-être émotionnel ;
- Le bien-être lié à l’équilibre vie privée / vie professionnelle ;
- Le bien-être de la reconnaissance ;
- L’engagement ;
- Le sens au travail (car il est établi que 75 % des travailleurs vont au travail sans comprendre le sens de ce qu’ils y font) ;
- Le 8ᵉ levier découle de la dynamique d’ensemble des leviers précédents.
« Les autres dimensions comprennent les couches d’ancrage et les boucles d’apprentissage pour la pérennisation de la performance. Tenez-vous bien ! Il ne s’agit pas seulement d’un livre comme vous le voyez, mais d’un véritable écosystème », a précisé le formateur.
En répondant aux préoccupations sur le coût financier de l’investissement dans la pyramide du bien-être, Raphaël Ngantchop a souligné que le prix du mal-être coûte cinq fois plus cher que celui du bien-être. Il conseille par ailleurs son ouvrage pour le bien-être des familles, car « l’école du management, c’est la famille », le souligne-t-il.

La conférence dédicace s’est tenue le 17 juillet 2026 dans la ville de Douala, une cérémonie placée sous le patronat du gouverneur de la région du Littoral.
Chanelle NDENGBE
