Sur les lieux de prière, des femmes étaient présentent ce jour à l’occasion de la célébration de la fête de Ramadan au Cameroun, marquant la clôture du mois de carême.
À Douala, une forte présence féminine a été observée à l’école publique du génie militaire, site du rassemblement des musulmans de la zone en vue de la prière de clôture du jeûne ce 31 mars 2025. Des femmes et jeunes filles confient à Griote comment elles vivent ce moment exceptionnel.
Pour le besoin d’intimité avec Allah et des bénédictions, les femmes supportent la douleur de la privation
30 jours de jeûne, de privation de nourriture et d’eau pendant de longues heures. C’est un moment qui est assez difficile, mais un devoir que les femmes réussissent à accomplir pour des espoirs nobles. « Ce carême n’a pas été facile, mais pour moi qui suis habituée ce n’est plus grand problème. Ce sentiment de se rapprocher de Dieu en se privant donne la force. En plus de ça, on ressent les bénédictions de Dieu, il guérit nos malades, résoud nos problèmes d’argent« , informe la dame de 58 ans. C’est ce que la maman et grand-mère inculque à sa famille. « Voici mes filles et mes petites filles, c’est souvent très dur pour elles. Mais je leur fait comprendre l’importance du jeûne et petit à petit on voit que ça va ». S’exprimant au micro de Griote, des jeunes filles expliquent leur plaisir de vivre ce moment. « On jeûne pendant trente jours c’est vrai. Ce n’est pas facile, il faut seulement voir comment on se défoule quand on rentre à la maison après les cours. Le moment de rompre le jeûne, on ne blague pas avec. Mais on est fier d’avoir jeûné, d’avoir surmonté toutes ces difficultés. Voici maintenant le moment de la fête, un moment que tout musulman aime vivre, un moment de joie » , a confié Djamila, 20 ans. Pour dame Amsatou, le soleil ne facilite pas la tâche aux travailleurs de sa maison. Elle avait cette lourde responsabilité de s’assurer que le jeûne soit respecté. « C’était difficile pour ceux qui travaillent chez moi. Ils s’epuisaient plus facilement à cause du soleil. Il fallait toujours essayer de parler, expliquer que la privation est importante. Parce que quand tu te prives là, tu ressens même sa présence (ndlr :présence de Allah)et c’est très important « , explique la musulmane de 43 ans.
C’était un grand moment de réjouissance ce jour, sur le lieu de la prière, les parents sont même venus avec leurs nourrissons. Ils ont écouté le message des chefs musulmans de la localité. Des messages d’espoir pour la guérison des malades, de pardon et de paix pour le Cameroun.
Chanelle NDENGBE
