CRISE ANGLOPHONE: L’ARMÉE ACCUSÉE DÉMENT SON IMPLICATION DANS UN MASSACRE DE KUMBO ET MBONGUE

Après l’apparition des images présentant une scène de massacre d’hommes, de femmes et d’enfants sur les réseaux sociaux le 26 mars 2021, les  forces de défense camerounaise ont été indexées.

Une scène visiblement désolante laisse penser à une tuerie. Longuement partagée sur la toile, l’armée a été pointée comme étant à l’origine de cette situation.

Dans une mise au point du 29 mars 2021, le capitaine Cyrille Serge Atonfack Nguemo, le chef de la division communication du ministère de la Défense dément.

« Il s’est agi d’une patrouille des éléments du 21e Bataillon de Fusiliers Marins Commandos prise à partie par une meute criminelle lourdement armée sur l’axe Mbonge-Kumba dans la matinée du 26 mars 2021. Le bilan de cet accrochage est de 02 terroristes neutralisés, 05 engins explosifs improvisés, des détonateurs télécommandés et plusieurs armes de guerre récupérés »,  explique la communication du Mindef et d’ajouter , « Quelques terroristes rescapés avaient rassemblé de force les populations apeurées sur la place du village pour reconstituer visiblement dans des postures morbides, ce qui est aujourd’hui malheureusement et maladroitement brandi comme preuves de massacres »

Sur les images, on voit des cadavres étalés à même le sol. L’armée avait été accusée, d’avoir mené un raid et tué de sang-froid plusieurs personnes civiles au village Foe Bakundu, arrondissement de Mbonge, région du Sud-Ouest et dans la localité de Kumbo, département du Bui, région du Nord-Ouest.

Selon le capitaine Cyrille Serge Atonfack , il s’agit des photographies et vidéos d’une opération menée par les Forces de Défense, qui avait conduit à la neutralisation des séparatistes.

«Un détachement du 3 Bataillon d’Intervention Rapide a surpris aux alentours de 09 heures, des criminels armés en pleine arnaque des populations. Pris de Panique, les criminels ont immédiatement ouvert le feu sur les éléments des Forces de Défense dont la riposte a été vive et énergique. Le bilan au terme de ce violent accrochage est de 04 terroristes neutralisés et d’autres blessés en fuite, plusieurs armes et munitions de guerre récupérées», rapporte la  note du ministère.

La crise anglophone perdure, on continue d’enregistrer des cas d’enlèvements et d’assassinats dans les régions du Nord-Ouest et Sud- Ouest Cameroun.  Notons que les femmes et les enfants sont  de plus en plus nombreux  à payer le prix fort de cette guerre. On se souvient de l’histoire de Ngarbuh où 3 femmes et 10 enfants avaient été tués. Ou encore le massacre de Kumba qui avait entrainé la mort de plusieurs enfants.

Rachèle KANOU

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