Quatre personnes de sexe féminin ont perdu la vie dans des accidents et un élève a rendu son dernier souffle sur le chemin de l’école.
Au rang des tragédies qui se sont produits cette semaine dans la capitale politique du Cameroun: la rupture d’une conduite d’eau à Ngousso et un accident de la circulation au carrefour Meec. C’est avec le coeur serré que les familles ont constaté la disparition des leurs.
C’est une fillette de 3 ans qui serait la plus jeune des victimes décédées de Ngousso, dans le 5e arrondissement de Yaoundé. La forte pression des eaux, arrivées après rupture d’une conduite au lieu-dit fabrique Ngousso a causé de gros dégâts matériels et humains. C’est ainsi que la fillette endormie au moment du drame, a été emportée dans son sommeil. L’autre victime de sexe féminin est une jeune femme de 24 ans appellée Hadjara. C’est avec une grande peine lisible sur son visage que son papa s’est exprimé sur les médias. Le père de Hadjara explique avec une fierté finalement amère, que sa fille de 24 ans a obtenu sa licence, pour finalement s’en aller brusquement. Le papa de la plus jeune victime quant à lui, souligne qu’il a été signalé depuis 2 mois à l’entreprise distributrice de l’eau un problème sur la canalisation. Malheureusement, rien n’a été fait.
Le mercredi 29 janvier, c’est un accident de circulation qui a fait pleurer. Le drame s’est de nouveau produit dans la ville de Yaoundé, au lieu dit carrefour Meec, dans le 6e arrondissement et aurait eu lieu en fin d’après-midi. Il implique un camion semi remorque transportant un conteneur de 40 pieds transportant des poissons et un taxi avec deux dames à son bord. Le conteneur chargé de poissons a basculé sur le taxi de telle sorte que le véhicule de transport en commun s’est retrouvé en dessous. Si le conducteur du taxi a miraculeusement survécu, les deux femmes à bord n’ont pas eu la même chance. Parmi ses dames décédées, l’une a été identifiée comme Blandine Fokou, fille aînée du propriétaire de l’agence Général Voyage. Cette jeune médecin s’en est allée en laissant deux enfants dont un de 4 mois.
Ces deux tragédies que les Camerounais n’avaient pas encore digérées ont été suivies d’une autre le jeudi 30 janvier à Nkozoa, toujours dans la region du Centre. Un élève qui se rendait à l’école en moto a trouvé la mort sous les roues d’un camion. Aussi, la semaine a été déchirante pour les Camerounais. L’indignation se mêle aussi à la désolation. Les populations à travers les médias et les réseaux sociaux dénoncent un laxisme des pouvoirs publics sur l’état des routes, le respect des réglementations, la distribution des services de base tels que l’eau et l’électricité
Chanelle NDENGBE
