DEUX FEMMES TUÉES EN UN WEEK-END À DOUALA

La ville de Douala a été le terrain de deux découvertes macabres le week-end dernier, exposant les corps de jeunes femmes. 

Les quartiers Makepe Petit Pays et Ndogbong ont fait échos entre samedi et dimanche en raison des meurtres présumés de deux femmes. Le cas le plus récent est celui de Ndogbong où la victime a été tuée à l’entrée de sa maison.

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Maison de la défunte sous scellés

Diane Bema aurait perdu la vie après une agression

À Ndogbong au lieu-dit Zachman où nous nous sommes rendus ce lundi pour en savoir plus sur l’agression mortelle produite le week-end, nous trouvons des gendarmes qui s’entretiennent avec des membres de la famille de la victime. Les renseignements recueillis sur les lieux auprès de la famille et des voisins font état de ce que la victime répond au nom de Diane Bema, coiffeuse âgée de 28 ans. Elle a été retrouvée sur le seuil de son domicile ce dimanche 03 novembre près de la boulangerie « Les Délices« , presque inerte à 5h du matin, elle revenait d’une soirée festive. « On suppose qu’elle a été agressée vers 4h30. Elle était avec sa copine quand elle a été agressée, mais sa copoine a pu s’enfuir », renseigne une tante de la victime. La jeune femme aurait été poignardée visiblement à plusieurs reprises et les cris de son amie à qui nous n’avons pu parler, auraient alerté le voisinage. Des riverains sont venus au secour de Diane, mais en chemin pour l’hôpital général, elle a succombé. C’est une tragédie sur laquelle plane quand même un mystère. Poignardée en effet à l’aide d’une arme blanche dans le dos et au niveau de l’abdomen, l’absence de sang sur les lieux étonne . « On a trouvé son corps, mais on se demande même si c’est là qu’elle a été tuée, puisqu’il n’y avait aucune trace de sang. C’est étonnant parce que les gens qui l’ont vue m’ont dit qu’elle a été poignardée dans le dos et au ventre », révèle un voisin commerçant. L’enquête ouverte permettra de faire la lumière sur l’affaire.

Entre temps, la choc est énorme pour ses proches particulièrement ses parents qui vivent hors de la ville selon ses tantes. Elle laisse un bébé de sexe féminin âgé de 5 mois.

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Le bac dans lequel la dépouille a été retrouvée

Le corps calciné d’une femme retrouvé dans un bac à ordures

Un jour avant l’agression mortelle de Diane Bema, c’est la découverte d’un corps de sexe féminin qui crée un vaste attroupement au carrefour Makepe Petit Pays, au niveau du bac à ordures situé en face du restaurant sénégalais. Si la découverte a fait échos aux environs de 7h du matin le samedi 02 novembre, elle a été faite environ sept heures plutôt, selon les informations que nous avons recueillies sur le terrain. Selon une source sur le terrain, tout commence entre 23h et 00h, lorsque des hommes assis sur le gazon en face du bac à ordures, et fumant de la cigarette aperçoivent une voiture garée près dudit bac, mais naturellement, ils ne sont pas preoccupés jusqu’à ce qu’un incident se produise. « Ils ont vu une voiture garée, un homme est sorti avec un grand sac poubelle pour jeter dans le bac. Après ils ont continué leurs divers, ils ne regardaient pas ce que l’homme faisait. C’est lorsque le bac prend soudainement feu qu’ils disent: « mais qu’est ce qui se passe? », et décident d’aller voir de plus près« , informe un habitant des lieux. C’est alors que les messieurs font la terrible découverte. « Au niveau du bac, ils font tout pour chasser le feu, et c’est dans cette tentative qu’ils aperçoivent le corps inerte d’une femme dans un plastique. Ils continuent à essayer de maîtriser le feu, mais quand on sort finalement  la femme, elle est déjà calcinée, car le feu était très grand « , rapporte notre informateur. Les riverains supposent que le monsieur qui a déposé ce corps dans la poubelle y a versé de l’essence avant de s’en aller. Qui est-il? C’est ce que tentent de découvrir les forces de maintien de l’ordre. La même question est dirigée à l’endroit de la victime. Si les riverains pensent qu’à travers sa silhouette, il s’agirait d’une fille d’environ 20 ans,  personne ne sait qui elle est dans le coin.

La criminalité s’accentue ainsi au Cameroun et les femmes en font plus les frais. Désormais 62 femmes tuées au Cameroun en 330 jours, selon le décompte de Griote. Un chiffre qui effraie au sein de l’opinion publique.

Chanelle NDENGBE 

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