Encore des femmes tuées au Cameroun dont l’une par son mari.
C’est dans les villes de Bamenda et Yaoundé que deux femmes ont récemment été arrachées à la vie. Alors qu’à Bamenda c’est une dispute conjugale qui a viré au meutre, à Yaoundé, le corps de la victime a été jeté dans un puits.
À Bamenda, Marceline est battue à mort par son mari
Le féminicide de Bamenda est rapporté par Me Tamfu Myra Tamfu, avocate au barreau du Cameroun et au Nigéria. Selon elle, le drame s’est produit au quartier mile 4, suite à une dispute entre mari et femme. Marceline qui venait d’accoucher a alors reçu de Clovis, des coups violents au ventre. Elle a fini par succomber à l’hôpital où elle avait été transportée. Si les informations ne sont pas claires sur la situation du présumé meurtrier, l’avocate Tamfu renseigne qu’il risque la perpétuité et même la peine de mort.
« Selon le code pénal camerounais, article 275, le meurtre est passible d’une peine d’emprisonnement à vie et en cas de circonstances aggravantes (comme la vulnérabilité d’une femme en post-partum), la peine peut être la mort selon l’article 276, bien que cette peine ne soit plus appliquée. Clovis sera arrêté, inculpé et poursuivi. S’il est reconnu coupable, il risque l’emprisonnement à vie ou la peine de mort. »,
explique l’avocate.
À Yaoundé, le corps en état de décomposition de dame Liliane Tchana retrouvé dans un puits
Selon les informations en circulation, dame Tchana résidente à Douala avait disparu depuis son départ à Yaoundé, et était donc recherchée par les siens. Une découverte macabre à Nkoumou, localité de Nkolafamba a mis fin aux recherches. La dépouille en état de putréfaction de Liliane a été retrouvée dans un puits. Suite à cette découverte macabre, a été interpellé Rodrigue Mballa, celui-ci serait l’homme à qui elle aurait confié sa maison en construction à Yaoundé afin qu’il la surveille pendant qu’elle résidait à Douala.
Les meurtres de ces dames rallongent tristement la liste des femmes tuées au Cameroun à 44 selon la comptabilité de Griote.
Chanelle NDENGBE
