DIMAKO: SIX MEMBRES D’UNE FAMILLE PÉRISSENT APRÈS CONSOMMATION DU COUSCOUS MAÏS TOXIQUE

Le repas qui devait être un festin pour la famille, s’est transformé en tragédie, suscitant un énorme choc.

Au village Ngolambélé situé dans l’arrondissement de Dimako, un drame marqué par la mort de six personnes secoue la famille Gouendjeng. Deux adultes et quatre enfants sont décédés suite à la consommation d’un repas ce lundi 26 août 2024. Un repas constitué du couscous de maïs que les enquêtes ont révélé toxique.

Dans une maison de huit, il ne reste plus que deux membres qui luttent pour leur survie. Une témoin des faits a d’abord pensé à une crise d’épilepsie lorsque l’un des enfants victimes a manifesté le malaise causé par ce qu’il avait mangé, mais il s’est avéré que ce n’était pas le cas. Les premières informations recueillies indiquent le couscous comme cause du décès. Le maïs ayant servi à la préparation de ce couscous était en effet traité à base d’un raticide et était destiné à améliorer les semences.

« Une des victimes ayant récupéré la semence de maïs qui était déjà traité l’a fait écraser. Après avoir écrasé, elle a préparé le couscous avec et toute la famille a mangé. Présentement nous enregistrons six décès»,

a expliqué Olivier Deigue Mgbatane, Sous-préfet de Dimako.

Ainsi parmi les huit membres de la famille ayant consommé le repas, ils ne sont plus que deux survivants. Les victimes décédées sont Antoinette Gouendjeng Sombo , Irnes Ndambele Mbianda, Steve Ndedi ; Judicael Brondon Foum Kola, Daniel Moppong et Jenifa Gouendjeng Ndambele. Il s’agit de la grand- mère, sa fille et les quatre petit-fils de la maison âgés entre 8 et 12 ans. Les deux survivants sont selon le chef du village le grand-père et son petit frère. Ces derniers sont pris en charge au centre hospitalier régional de Bertoua. Les médecins révèlent que leur état est critique.

«Nous mettons tous les moyens à notre disposition pour essayer de les sortir de là. Ils sont dans un état critique, mais nous restons confiants. Nous espérons que les choses vont évoluer de la meilleure des façons »,

déclare le Dr Thierry Ekanga, conseiller médical au CHR de Bertoua.

A côté du choc, la tragédie met tout le village en panique car la farine été écrasée dans les moulins communs. Cette situation alarmante a conduit le sous-préfet de Dimako à ordonner la fermeture temporaire de tous les moulins à écraser de la localité.

Ce sont de nouvelles personnes qui perdent la vie suite à l’intoxication alimentaire au Cameroun. Entre juin et juillet dernier, cinq enfants ont perdu la vie dans des circonstances similaires. Le drame crée une atmosphère désolante, il invite à la vigilance de tous.

Chanelle NDENGBE 

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