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DRAME FAMILIAL DANS LE NOUN : DEUX FILLETTES DE 3 ET 5 ANS RETROUVEES MORTES A MANKI APRES AVOIR ETE SEQUESTREES PAR LEUR PERE

Les corps sans vie des fillettes ont été retrouvés dans une broussaille alors qu’elles avaient été confiées à leur père quelques jours plus tôt.

Alors que la prestation de serment du Président de la République retenait l’attention générale le jeudi 6 novembre 2025, une découverte macabre effarouchait les populations à Manki 2, village situé dans l’arrondissement de Njimon, dans le département du Noun, région de l’Ouest. Deux fillettes, des sœurs, étaient couchées inertes dans les bois, des enfants qui s’étaient fatalement retrouvés au cœur d’un conflit entre leurs parents.

Elles étaient âgées de 3 et 5 ans, ces petites filles. C’est un berger qui découvre leurs corps dans les bois, dans l’après-midi de jeudi. Il a aussitôt alerté les populations, qui toutes, ont exprimé leur ébranlement. « Cet après-midi, les populations ont été alertées par un berger qui a aperçu les corps des deux enfants en état de putréfaction avancé. », précise le chef du village au micro de radio Balafon. Tout porte à croire que les fillettes ont été exécutées. C’était la stupeur totale, ce qui semblait être pour la mère des enfants, un cauchemar dont elle allait bientôt se réveiller était une horreur bien réelle. Mais qu’est ce qui s’est passé pour que les fillettes vivant habituellement avec leur maman finissent dans cet état ? Le chef du village confirme d’autres témoignages selon lesquels, les petites filles ont été retenues contre rançon par leur géniteur. Il est allé les chercher chez leur maman la semaine d’avant prétextant vouloir passer un peu de temps avec elles comme il avait l’habitude de le faire, mais cette fois-ci, elles n’y sont pas retournées vivantes.

Selon les informations du chef du village, les ex-compagnons étaient en conflit et c’est dans le cadre de ce conflit que leurs échanges téléphoniques ont dégénéré pendant le séjour des fillettes chez leur père. Ce dernier a posé une exigence ahurissante à son ex compagne : celle de donner une rançon pour récupérer leurs enfants. Ensuite, sieur Souley est resté dans un silence intriguant, laissant son ex-compagne paniquée pour les enfants jusqu’à ce que la découverte de jeudi mette fin au suspense. « Il a commencé à faire des échanges téléphoniques avec la mère de ses enfants, lui réclamant une rançon. Les échanges se sont envenimés au point où il ne répondait plus aux appels et aux messages jusqu’à ce jeudi. », a renseigné le chef de Manki 2. Selon certaines sources, il s’agirait d’une rançon de 500 000 FCFA  et Souley avait averti son ex compagne et les siens qu’ils ne reverraient pas les enfants s’ils ne lui donnaient pas cette somme. L’homme se serait ainsi débarrassé de ses propres enfants. A Manki, ça dépasse l’entendement. Si Souley est reconnu comme « instable », « nerveux » et  « agité », personne ne l’aurait cru capable d’une telle ignominie.

Traumatisme, colère et indignation secouent la famille des victimes et les populations locales. Une communication officielle n’a pas encore été faite sur la situation du suspect, le père des jeunes défuntes. Si les infanticides sont confirmés, ils rallongent la liste des personnes de sexe féminin tuées en 2025 au Cameroun à 63, selon la comptabilité de Griote.

Chanelle NDENGBE

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